Le départ d'un avant-gardiste

Devenu l'un des principaux lieutenants de Mme Wynne, Glen... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Devenu l'un des principaux lieutenants de Mme Wynne, Glen Murray fit un passage discret au ministère des Transports, puis beaucoup plus remarqué à l'Environnement à partir de 2014.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Sébastien Pierroz

Sébastien Pierroz est journaliste-réalisateur pour #ONfr (www.tfo.org/onfr/), la franchise d'actualité politique de TFO.

Le Droit

CHRONIQUE / Il était l'un des principaux visages du gouvernement Wynne. Pour la première fois depuis 2010, Glen Murray ne sera pas présent sur les bancs de Queen's Park lors de la rentrée parlementaire dans quelques jours.

Son mandat de député de Toronto-Centre s'achèvera en effet ce vendredi. Le 31 juillet, M. Murray en avait surpris plus d'un en annonçant sa démission du ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique. Une annonce qui en avait entraîné une autre directement... l'autonomie du ministère des Affaires francophones. Conséquence : la démission du francophile Glen Murray est passée quasiment inaperçue des francophones.

Les Franco-Ontariens doivent pourtant à Glen Murray son engagement en faveur d'une université franco-ontarienne. C'était en 2013 lors de la course à la chefferie du Parti libéral de l'Ontario. À ce moment-là, le gouvernement se cantonnait à parler de la création de programmes en français dans le Centre-Sud-Ouest. Personne ne se risquait à prononcer le mot « université franco-ontarienne ».

Quelque peu avant-gardiste, M. Murray s'était d'ailleurs désisté de cette même course à la chefferie pour rejoindre les rangs de Kathleen Wynne... alors donnée largement perdante devant celle pour qui le poste de première ministre semblait assuré : Sandra Pupatello.

Devenu l'un des principaux lieutenants de Mme Wynne, Murray fit un passage discret au ministère des Transports, puis beaucoup plus remarqué à l'Environnement à partir de 2014. On retiendra son « plan vert » constitué non seulement de l'ouverture au marché du carbone avec le Québec et la Californie, mais aussi des incitatifs musclés aux entreprises et aux consommateurs pour les encourager à réduire leur empreinte environnementale.

Une mesure noble sur le papier, mais qio demeurait insuffisante pour le ministre, partisan de bannir le gaz naturel comme source d'énergie. Au risque de tomber en désaccord avec ses collègues du gouvernement... et aussi des pontes de l'industrie automobile dans la province.

C'est peut-être là le tort (ou la raison) de Glen Murray...

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.




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