Bataille sur les chiffres des écoles menacées

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Le chef du Parti PC de l'Ontario, Patrick Brown

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Sébastien Pierroz

Sébastien Pierroz est journaliste-réalisateur pour #ONfr (www.tfo.org/onfr/), la franchise d'actualité politique de TFO.

Le Droit

La thématique des écoles trouve toujours un écho particulier chez les citoyens. Pas étonnant que le moratoire demandé par le chef du Parti progressiste-conservateur cette semaine concerne directement la fermeture d'écoles en Ontario.

Grosso modo, Patrick Brown estime que les critères menant à la fermeture sont « imparfaits » et nécessitent d'être revus sous forme d'un accord entre le ministère de l'Éducation et les conseils scolaires.

Entouré de parents de la communauté lors de l'annonce, M. Brown a même lancé le chiffre de 600 écoles en danger dans la province. Et attribué cette menace au gouvernement libéral de Kathleen Wynne.

Les libéraux sont-ils vraiment responsables ? Il est en tout cas bien difficile de vérifier les données avancées par M. Brown, mais force est d'admettre que le filon du leader de l'opposition à Queen's Park est ici assez gros.

La fermeture d'écoles est un enjeu que d'aucuns ne peuvent nier. Il n'est pas rare aux quatre coins de la province que de grosses structures, n'abritant qu'une dizaine d'élèves, doivent mettre les clefs sous la porte.

En revanche, ces fermetures obéissent davantage à un phénomène social, impulsé par les déplacements de population vers les grandes villes, qu'aux mesures économiques de Mme Wynne. Sans oublier que la décision finale reste l'apanage de la soixantaine de conseils scolaires, des institutions capables de prendre des décisions sans Queen's Park.

À y regarder de plus près, le bilan des libéraux en éducation n'est pas négligeable. Depuis 2003, date de leur arrivée au pouvoir, l'enveloppe annuelle du ministère de l'Éducation a augmenté de plus de 50 % pour s'établir à 22,5 milliards de dollars en 2016.

Comment dès lors comprendre la sortie de M. Brown ? Politiquement, le député de Simcoe-Nord tente probablement de consolider son électorat rural. Et pourquoi pas, par la même occasion, rafler quelques voix dans le Nord de l'Ontario, la région le plus touchée par ces fermetures d'établissements...

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.




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