Le legs de Madeleine Meilleur

La ministre Meilleur a bien compris une chose... (Martin Roy, LeDroit)

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La ministre Meilleur a bien compris une chose dès son arrivée à Queen's Park. Qu'il ne servait à rien de taper du poing sur la table. Que la façon la plus efficace de servir les intérêts de la communauté franco-ontarienne était d'influencer, persuader les autres décideurs.

Martin Roy, LeDroit

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F.P. Dufault

François Pierre Dufault est producteur et premier rédacteur d'#ONfr (www.tfo.org/onfr/), la franchise d'actualité politique de TFO.

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / «On l'attendait beaucoup sur les grands dossiers, mais [...] les petits pas de Madeleine Meilleur ont fait en sorte que la communauté a fait des grands pas.»

Cette analyse de la professeure Linda Cardinal, de l'Université d'Ottawa, est probablement celle qui résume le mieux le parcours politique de Madeleine Meilleur, qui a annoncé jeudi, à la surprise générale, son retrait de la vie politique.

La ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario pendant près de 13 ans a bien compris une chose à son arrivée à l'Assemblée législative. Qu'il ne servait à rien de taper du poing sur la table. Que la façon la plus efficace de servir les intérêts de la communauté franco-ontarienne était d'influencer, persuader les autres décideurs.

C'est ce qu'elle a fait. Sans relâche.

Les Franco-Ontariens ont aujourd'hui un Commissariat aux services en français qui jouit d'une indépendance politique complète pour défendre leurs causes au parlement provincial. Ils ont un télédiffuseur public, TFO, entièrement indépendant de sa station-soeur anglophone TVO. Ils ont comme levier législatif un règlement qui oblige les sous-traitants du gouvernement à offrir des services en français, même si son application demeure parfois laborieuse.

Madeleine Meilleur a su comment, et surtout quand, proposer à ses collègues du conseil des ministres à Queen's Park ces changements qui ont rendu la communauté franco-ontarienne plus forte et plus sûre d'elle-même - sans jamais rien enlever à la majorité anglophone.

La députée d'Ottawa-Vanier a pris le sentier des «petits pas», comme l'avait décrit l'ancien premier ministre Bill Davis dans les années 1970. Un long sentier, souvent tortueux, que les francophones de l'Ontario ont commencé à défricher après l'abrogation du Règlement XVII et qui mènera dans un proche avenir à la gouvernance universitaire, et sûrement plus loin encore.

Pour lire l'analyse de François Pierre Dufault dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr

L'auteur est producteur et premier rédacteur d'#ONfr. Retrouvez son équipe sur le web au tfo.org/onfr et sur les ondes de TFO les jeudis à 20h50.

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