Un premier vrai test

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Maintenant qu'il a désigné les membres de sa garde rapprochée, le nouveau maire élu de Gatineau devrait nommer d'ici une dizaine de jours l'équivalent de son conseil des ministres.

Cet exercice est un vrai premier test pour Maxime Pedneaud-Jobin. Les nominations qu'il fera permettront de mieux mesurer sa volonté de collaborer avec un conseil municipal où son parti est très largement minoritaire, avec seulement quatre conseillers sur 18.

S'il poursuit la tradition établie par ses prédécesseurs, Maxime Pedneaud-Jobin profitera de son premier conseil municipal en tant que maire, le 19 novembre prochain, pour annoncer toute une série de nominations.

On connaîtra alors la composition de son comité exécutif, avec qui il décidera de la gestion quotidienne de la municipalité. Il nommera aussi les membres des nombreux comités et commissions - l'équivalent des ministères au niveau municipal.

Le contexte politique étant ce qu'il est, le maire nouvellement élu cherchera sans doute à confier les postes les plus importants de son administration à des membres de son parti, histoire de mettre en oeuvre ses engagements électoraux dans les meilleures conditions.

En même temps, M. Pedneaud-Jobin distribuera une série de tâches parmi les élus indépendants. Tant pour lancer le signal de la collaboration que pour respecter sa promesse de mettre fin aux excès de partisanerie dans les nominations.

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Le maire sortant va probablement remodeler plusieurs comités et commissions pour mieux les accorder avec son programme électoral. Action Gatineau compte six grands engagements dans sa plate-forme électorale et ils ne concordent pas toujours très bien avec la structure mise en place par l'administration du maire Bureau.

Des quatre membres du parti, Myriam Nadeau semble promise à occuper des fonctions importantes. La nouvelle conseillère de Pointe-Gatineau pourrait très bien siéger au comité exécutif. Ou même à la Société de transport de l'Outaouais, une fois que le maire aura terminé son mandat de six mois à la tête de l'organisme.

Autre vedette du parti, Richard Bégin devrait hériter de la présidence de la commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine. Une nomination presque naturelle dans son cas, lui qui a été aux premières lignes pour dénoncer la destruction de l'hôtel historique Chez Henri et pour la sauvegarde de l'église Saint-Paul dans le secteur Aylmer. Il succéderait à Stefan Psenak, le numéro deux du parti, sans emploi depuis sa défaite à l'élection de dimanche soir.

Toujours dans le giron d'Action Gatineau, Martin Lajeunesse est le candidat tout désigné pour défendre le front de l'économie. Le propriétaire du Lala Bistro, à Buckingham, connaît bien les préoccupations des gens d'affaires.

C'est sans doute lui qui devra mettre fin aux taxes de croissance dans les parcs industriels et alléger le processus d'émission des permis d'affaires. Est-ce qu'on va lui donner la présidence d'un nouveau comité?

En faisant preuve d'audace, le nouveau maire pourrait lui nommer comme adjointe Josée Lacasse, nouvellement élue dans le district 1, même si celle-ci est associée au camp Bureau.

Action Gatineau a beaucoup parlé de resserrer les liens avec le monde universitaire et les commissions scolaires. Je verrais bien M. Pedneaud-Jobin créer une nouvelle commission de l'éducation. Il ne manquerait pas de gens compétents pour y siéger. Deux nouveaux élus indépendants sont commissaires scolaires, soit Jocelyn Blondin et Marc Carrière.

Parmi les indépendants, un nouveau venu comme Gilles Carpentier pourrait hériter de responsabilités importantes, peut-être même d'un poste au comité exécutif. Le nouveau conseiller du district Carrefour-de-l'Hôpital a été sous-ministre adjoint au Conseil du Trésor et possède une expérience appréciable en gestion.

Le cadet du conseil à 22 ans, Cédric Tessier, est un choix évident pour la présidence de la commission jeunesse.

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Il sera intéressant de surveiller la place que M. Pedneaud-Jobin cédera à ses adversaires.

Est-ce que Denise Laferrière obtiendra un poste au comité consultatif d'urbanisme? Je parie que oui, mais peut-être pas à la présidence.

Maxime Tremblay aimerait sans doute garder le comité de révision des dépenses. Mais je serais surpris de voir le maire garder un de ses plus virulents critiques à un poste aussi névralgique.

Quelle place fera-t-on à Louise Boudrias? L'ancienne présidente de Tourisme Outaouais a un bagage appréciable. Mais elle est très identifiée à l'ex-maire Bureau qui l'avait recrutée. Stéphane Lauzon, qui vient d'être réélu avec la plus forte majorité de l'élection, aimerait sans doute hériter de la commission des sports et loisirs. Il a cependant toujours gardé ses distances d'Action Gatineau.

Et Sylvie Goneau? La conseillère n'a jamais caché son intérêt à briguer un jour la mairie de Gatineau. Un poste qui l'empêche de se démarquer pourrait nuire à ses ambitions.

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