Attentat raté sur les Champs-Elysées, pas de victimes

A priori, « il s'agit d'un acte volontaire », a... (Matthieu Alexandre, AFP)

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A priori, « il s'agit d'un acte volontaire », a affirmé une source proche du dossier.

Matthieu Alexandre, AFP

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Pauline Talagrand, Katell Prigent
Agence France-Presse
Paris

Un homme armé a percuté lundi volontairement avec sa voiture un fourgon de gendarmerie sur la célèbre avenue des Champs-Élysées à Paris, sans faire de victimes, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois.

L'homme qui conduisait le véhicule est mort, a annoncé sans autre précision le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, évoquant une « tentative d'attentat ».

« Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées », a-t-il déclaré. Il a également précisé que la voiture « contenait un certain nombre d'armes, d'explosifs permettant éventuellement de pouvoir faire sauter cette voiture ».

Des bonbonnes de gaz, un fusil d'assaut kalachnikov et des armes de poing ont été retrouvées, a-t-on appris de source policière.

Dans ce secteur, situé en plein coeur de la capitale française, un important dispositif sécuritaire a été déployé : circulation bloquée sur l'avenue, la station de métro la plus proche fermée, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au milieu de la chaussée se trouvait une voiture blanche, la porte côté conducteur ouverte, selon un journaliste de l'AFP.

Alexandre, 51 ans, était assis sur un banc de cette avenue très fréquentée : il raconte à l'AFP avoir vu « des gens courir dans tous les sens, des touristes. Certains m'ont crié de partir. Il y avait du monde partout ».

Forces de l'ordre visées

Cette attaque « montre une fois de plus que le niveau de la menace en France est extrêmement élevé », a rappelé le ministre de l'Intérieur, alors que le pays est sous le régime de l'État d'urgence depuis les attentats de novembre 2015.

Depuis janvier 2015, la France est visée par la violence jihadiste, avec une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, les dernières visant tout particulièrement les forces de l'ordre.

Le 20 avril, quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, les Champs-Élysées avaient été le théâtre d'un attentat : son auteur, Karim Cheurfi, avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres avant d'être abattu. L'attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d'une patrouille de police sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en plein coeur du centre-ville touristique, et s'était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 de l'EI, selon une source proche de l'enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

L'homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié « c'est pour la Syrie » au moment où il frappait le policier, selon les autorités, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie.

La Grande-Bretagne est également confrontée à une vague d'attentats jihadistes, avec trois attaques en trois mois revendiquées par l'EI, qui ont fait un total de 35 morts.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un véhicule a foncé sur des fidèles d'une mosquée du nord de Londres. Son conducteur, un homme de 47 ans, est « détenu pour terrorisme », a annoncé la police.




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