Trudeau confirme sa contribution militaire

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Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé vendredi que le Canada enverrait en Lettonie des centaines de militaires, de même qu'une frégate et jusqu'à six avions de chasse ailleurs en Europe de l'Est, afin de contribuer au déploiement de force dans cette région de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Adrian Wyld, La Presse canadienne

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
Varsovie

Le Canada déploiera sa plus importante présence militaire en Europe depuis la guerre froide.

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé vendredi que le Canada enverrait en Lettonie des centaines de militaires, de même qu'une frégate et jusqu'à six avions de chasse ailleurs en Europe de l'Est, afin de contribuer au déploiement de force dans cette région de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

En se dressant ainsi, l'OTAN cherche à dissuader la Russie de tenter des agressions ou des intrusions dans les pays qui longent ses frontières à l'ouest. Celle séparant la Russie de la Lettonie, d'une longueur d'environ 200 kilomètres, est située à quelque 500 kilomètres à l'ouest de Moscou. Les six CF-18 canadiens contribueront occasionnellement à patrouiller dans l'espace aérien de l'Alliance. Pour ce qui est des frégates, le pays continuera à en déployer dans la région, comme il le fait depuis avril 2014.

Le chef du gouvernement du Canada a fait cette annonce alors qu'il participe, depuis vendredi, au sommet de deux jours de l'OTAN à Varsovie. Vendredi, le premier ministre Trudeau aura notamment des entretiens avec le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, de même qu'avec le président de l'Afghanistan, Ashraf Ghani.

Le chef d'état-major de la Défense, le général Jonathan Vance, a révélé, en marge du sommet, que 450 militaires canadiens ainsi que des véhicules blindés seront déployés. Il a déclaré que le pays formera le « noyau » du bataillon de 1000 soldats en Lettonie, mais n'a pas précisé la durée de la mission. Les premiers militaires canadiens pourraient cependant être déployés dès l'an prochain.

M. Stoltenberg avait expliqué que cette mission était éventuellement extensible, n'a pas manqué de rappeler le général Vance. « Le Canada s'est engagé à cela. On verra en temps et lieu, mais ça devrait être (une mission) durable. »

Du côté des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, qui enverront eux aussi des centaines militaires en Pologne, en Estonie et en Lituanie, respectivement, aucune date de retrait n'a été fixée non plus ; rien pour apaiser la crainte que l'OTAN et le Kremlin soient sur le point de causer une seconde guerre froide - ou que ce soit déjà fait.

Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, a refusé d'établir ces parallèles avec la guerre froide. Il a martelé qu'il s'agissait plutôt d'envoyer un message de cohésion au sein de l'Alliance et de « montrer l'importance de la dissuasion pour relancer un dialogue responsable ».

Même son de cloche du côté du Secrétaire général de l'OTAN qui, plus tôt vendredi, a déclaré que les membres de l'OTAN ne souhaitaient pas un nouveau conflit du genre avec Moscou. « La guerre froide appartient à l'histoire, et ça devrait rester ainsi », a insisté M. Stoltenberg.

Il a cependant souligné le ton péremptoire adopté par la Russie, qui serait prête à avoir recours à la force militaire - tel que démontré par l'annexion de la péninsule ukrainienne de la Crimée en 2014 et l'appui des rebelles indépendantistes de l'est du pays.

Dans son approche de la Russie, le secrétaire général mise sur l'envoi d'un message clair, celui qu'« une attaque contre un allié est une attaque contre toute l'Alliance ».

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