Un Gatinois à l'épicentre du séisme

Les édifices de la ville de Manta, située... (Luis Acosta, AFP)

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Les édifices de la ville de Manta, située non loin de l'épicentre, ont été lourdement endommagés.

Luis Acosta, AFP

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Quitte pour une bonne frousse, un Gatinois oeuvrant pour le compte du constructeur canadien HolaÉquateur l'a échappé belle samedi à la suite du pire séisme à avoir ébranlé le pays de l'Amérique du Sud depuis 37 ans. Idem pour les quelque 80 autres employés qui oeuvrent pour l'entreprise sur place, que ce soit sur les chantiers ou dans les bureaux.

L'homme d'affaires gatinois Gordon Poole (deuxième à droite)... (Courtoisie, HolaÉquateur) - image 1.0

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L'homme d'affaires gatinois Gordon Poole (deuxième à droite) était à Manta, non loin de l'épicentre du séisme.

Courtoisie, HolaÉquateur

Vice-président design et construction pour l'entreprise, Gordon Poole attendait patiemment à l'aéroport de Manta, l'une des villes situées non loin de l'épicentre, lorsque le tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 s'est produit. Il était alors précisément 18h58 heure locale.

Sous ses yeux, la tour de contrôle s'est écroulée.

Huit minutes plus tard, alors qu'entre-temps «tout le monde courait et que c'était la folie», l'homme envoyait un texto au vice-président des ventes et du marketing, Yves Cormier, pour l'informer de la catastrophe qui venait de secouer le pays de 15 millions d'habitants. 

«Il m'a dit que le séisme était majeur et qu'il ne prendrait pas son avion parce qu'il allait vérifier si tout le monde était sain et sauf. Il a eu peur, mais il est tombé en mode organisation tout de suite après. Il fallait garder les communications», raconte M. Cormier.

Aucun membre du personnel d'HolaÉquateur n'a été blessé. Pas même une égratignure, y compris pour les travailleurs qui habitent dans des villes où les dégâts sont importants. Deux autres Gatinois employés de la compagnie, Amélie Riel et Maxime Papineau, sont sains et saufs. Lundi soir, seule une employée n'avait pas encore donné de ses nouvelles. 

«C'est ce qu'on appelle une grande chance, nous sommes bénis des dieux...», lance avec soulagement Yves Cormier, qui confie avoir craint le pire.

La compagnie, qui a des bureaux en Mauricie, en Outaouais et en sol équatorien, est entre autres derrière un projet d'urbanisation baptisé Mirador San Jose. À terme, 1000 maisons seront érigées (170 le sont actuellement) sur le bord de la mer, non loin de Manta. Pas moins de 80% des terrains ont déjà trouvé preneur. Le public cible: les Canadiens, surtout des Québécois, en quête d'une nouvelle vie au soleil. Le coût de la vie, une maison valant deux fois moins cher qu'au Costa Rica, est également un facteur d'attraction. 

Chose certaine, l'entreprise a eu la confirmation que les normes antisismiques suivies pour la construction de ses maisons valaient la peine d'être respectées. 

«90% de nos maisons n'ont aucune fissure, alors que 10% ont des fissures mineures, qui ne sont même pas structurelles. On savait que c'était solide, mais ça demeure de la théorie. C'est une chose de le savoir, ça en est une autre de le vivre.» 

Au lendemain du séisme meurtrier, M. Cormier croit mordicus que l'Équateur va se relever de cette terrible épreuve. 

«C'est plate car le pays vient tout juste de s'ouvrir au tourisme. Il a fait des publicités au Super Bowl avec un nouveau train touristique qui a coûté 350 millions $. [...] Mais le peuple est très fier, alors j'ai confiance qu'il va se relever les manches. D'après moi, le pays va même être encore plus beau après. Et le président (Rafael Correa) aime son peuple, il est rassembleur», dit-il. 

Yves Cormier affirme qu'HolaÉauqteur compte amasser des fonds pour les sinistrés et mettre des travailleurs à la disposition du gouvernement si nécessaire.

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