Affrontements entre les manifestants nationalistes et les policiers à Bruxelles

Des émeutes ont éclaté à la Place de... (Patrik Stollarz, AFP)

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Des émeutes ont éclaté à la Place de la Bourse de Bruxelles, dimanche matin.

Patrik Stollarz, AFP

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Agence France-Presse

La police anti-émeute a fait usage de canons à eau pour disperser 200 manifestants nationalistes qui ont fait irruption dimanche sur la place de Bruxelles transformée en mémorial après les attentats meurtriers de mardi, a constaté un journaliste de l'AFP.

«On est des hooligans», «on est chez nous», ont lancé ces manifestants vêtus de noir sur la place de la Bourse, où une «marche contre la peur» prévue dimanche avait été annulée à la demande des autorités qui ont invoqué le niveau d'alerte terroriste encore élevé.

Au moins un manifestant a été interpellé par la police, selon le journaliste de l'AFP.

D'abord surveillés à distance par les forces anti-émeutes, ils ont aussi répété des slogans virulents à l'endroit du groupe jihadiste Etat islamique, qui a revendiqué les attentats.

La manifestation a perturbé le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux 28 morts des attaques jihadistes. La tension était palpable dans le face-à-face avec les personnes venues se recueillir.

«Complices terroristes, complices terroristes», ont-ils scandé face aux manifestants pacifiques installés sur les marches de place de la Bourse. «Le fascisme ne passera pas», leur ont répondu ces derniers.

«On est des ultras de foot, on n'a rien à voir avec la politique. On est ici pour les victimes et leur rendre hommage», a assuré Andres, un supporteur du FC Bruges.

Les manifestants se sont ensuite dispersés, avant de se diriger par petits groupes vers la gare du Nord. «Etat, complice de Daesh», ont dit certains d'entre eux aux policiers et militaires.

Quatre autres suspects arrêtés

Les autorités belges ont effectué des descentes à Bruxelles et dans deux autres villes, dimanche, et placé quatre personnes en détention.

Le bureau du procureur fédéral de la Belgique a indiqué que les raids étaient liés à une «enquête fédérale portant sur le terrorisme», mais n'a pas précisé s'ils avaient quelque chose à voir avec les attentats du 22 mars qui ont fait 31 morts et 270 blessés dans la capitale belge.

Les 13 interventions policières à Bruxelles, Malines et Duffel se sont déroulées tôt dimanche matin.

Un juge décidera plus tard dans la journée si les quatre nouveaux suspects demeureront en garde à vue. Cinq autres individus arrêtés durant les descentes ont été relâchés après avoir été interrogés.

Pendant ce temps à la place de la Bourse, un rassemblement en hommage aux 31 personnes ayant péri dans les attaques survenues à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles a été troublé, dimanche, par l'arrivée de manifestants vêtus de noir scandant des slogans et brandissant des pancartes contre le groupe armée État islamique (ÉI).

Des centaines de personnes étaient réunies en mémoire des victimes lorsque des dizaines d'hommes, certains portant des cagoules ou des masques, ont fait irruption au centre de la place bruxelloise et ont gravi les marches de l'édifice de la Bourse.

Les unités anti-émeute se sont jointes aux policiers en civil pour chasser les protestataires, ayant même recours à un canon à eau.

Cet incident s'est produit alors que le gouvernement belge avait exhorté les organisateurs du rassemblement commémoratif à annuler l'événement, soutenant que les forces de l'ordre étaient trop occupées par l'enquête sur les attentats pour assurer de manière efficace la sécurité des participants.

Par The Associated Press

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