Trump poursuit son élan; les jeux loin d'être faits chez les démocrates

Donald Trump est en bonne voie de réaliser ce que personne n'aurait osé prédire... (Associated Press)

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La Presse Canadienne

Donald Trump est en bonne voie de réaliser ce que personne n'aurait osé prédire il y a un an.

Le politicien populiste a fait des pas importants vers l'investiture du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle en enlevant le Mississippi, un État du sud rural et le Michigan, un État du nord industriel lors des primaires de mardi.

«Cela démontre comment les électeurs sont brillants. Ils ont bien vu que les millions dépensés en publicité contre moi ne sont que des mensonges», a-t-il lancé à ses partisans.

A 23 h 30, Donald Trump pouvait espérer enlever tous les délégués du Mississipi. Après le décompte de 95 % des suffrages, il avait obtenu 47,4 % des voix. Il devançait Ted Cruz, celui qui a été décrit comme étant le seul pouvant l'empêcher de remporter l'investiture du parti par près de 11 points de pourcentage. Si Donald Trump obtient 50 pour cent des voix, il pourra compter sur l'appui des 40 délégués de l'État à la convention, en juillet.

Tout a fonctionné sur des roulettes pour lui au Michigan. Après le dépouillement de 78 % des suffrages, Donald Trump récoltait 36,8 % des voix. Il devançait largement le sénateur Ted Cruz et le gouverneur de l'Ohio voisin, John Kasich. Marco Rubio faisait de la figuration à 9,2 %. Mais sur le plan des délégués, M. Trump n'en obtient qu'une pluralité.

Après que les médias américains lui eurent donné la victoire au Michigan, Donald Trump s'est lancé dans un de ses discours égocentriques et interminables dont il a le secret mais dont l'électorat républicain ne semble plus vouloir se passer. Il s'est moqué de Ted Cruz et de Milt Romney.

«Ted Cruz a beau dire qu'il peut me battre mais il n'y est que rarement parvenu. Ce soir, une seule personne a bien fait: c'est moi.», a-t-il affirmé.

Il s'est aussi moqué des politiciens traditionnels. «Ils ne vous mèneront jamais à la Terre Promise parce qu'ils sont dominés par les groupes d'intérêt».

Mince consolation pour Ted Cruz: le sénateur du Texas était en mesure de remporter la victoire en Idaho.

Du côté démocrate rien n'est encore joué, loin ne s'en faut. Hillary Clinton a beau avoir enlevé les primaires du parti au Mississipi, son adversaire Bernie Sanders n'avait pas encore dit son dernier mot, lui qui était en train de s'adjuger le Michigan, un État beaucoup plus payant sur le plan du nombre de délégués.

Après un court ressac entre 22 h 15 et 22 h 30, l'écart entre le sénateur du Vermont, qui a semblé profiter de la grogne des démocrates de cet État contre les ententes de libre-échange, et l'ancienne secrétaire d'État n'a cessé de croître.

A un certain moment, M. Sanders devançait sa rivale par plus de 27 000 votes mais soudainement sa priorité à chuté à à peine plus de 8000 voix avant de remonter à plus de 28 000. Même si elle devait perdre, les résultats sont si serrés que Mme Clinton pourra néanmoins compter sur l'appui d'une bonne part des 130 délégués qui étaient en jeu.

Au cours d'une brève déclaration, Bernie Sanders a remercié les électeurs pour avoir fait mentir les sondages qui le donnaient perdant par plus de 20 points. «La révolution du peuple est forte dans toutes les parties du pays et elle deviendra encore plus forte», a-t-il dit.

Au Mississipi, la cause a été entendue dès la fermeture des bureaux de scrutin. Après le dépouillement de 95 % des suffrages, Mme Clinton récoltait 82,9 % des suffrages, ce qui lui donnerait la quasi totalité des 36 délégués du parti.

Pendant que le dépouillement se poursuivait au Michigan, Mme Clinton n'a pu s'empêcher de piquer les républicains. «Chaque fois qu'on pense que cela ne peut plus s'envenimer de leur côté, ils trouvent une façon de le faire, a-t-elle lancé. Alors que leurs discours s'enfoncent dans les abysses, l'enjeu pour la présidentielle devient plus grand.»

Sa directrice des communications Jennifer Palmieri a faire preuve d'optimisme, affirmant que l'organisation de Mme Clinton «demeurait confiante qu'elle obtiendra la nomination».

«Nous avons élaboré notre stratégie afin de rassembler le plus grand nombre de délégués. Nous allons terminer la soirée en tête (à ce chapitre)», a-t-elle ajouté.

Avant les résultats de mardi, M. Trump est en avance avec 389 délégués, suivi de M. Cruz, qui en compte 303. M. Rubio a obtenu jusqu'à ce jour 154 délégués, tandis que M. Kasich en compte 37. Un nombre de 1237 délégués est nécessaire pour remporter l'investiture républicaine.

Mme Clinton compte avant les votes de mardi 1150 délégués, et M. Sanders en compte 500, incluant les «superdélégués» - élus ou anciens élus du parti votant pour le candidat de leur choix. Un nombre de 2383 délégués est nécessaire pour remporter la course démocrate.

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