GES: Ottawa tempère les attentes

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna.... (Photo Sean Kilpatrick, archives PC)

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La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna.

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Lina Dib
La Presse Canadienne

Les premiers ministres se réunissent cette semaine à Vancouver pour parler de changements climatiques. Mais lundi matin, à Ottawa, la ministre fédérale de l'Environnement a confirmé qu'il ne fallait s'attendre à aucun résultat concret avant six autres mois.

Au cours d'un point de presse portant sur un autre sujet, la ministre Catherine McKenna a parlé encore de processus et d'étude, insistant, comme toujours, sur l'imposition d'un prix sur le carbone pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

«Ce qu'on attend, c'est d'avoir un processus où on va avoir des groupes qui vont regarder comment on va réduire les émissions dans différents secteurs. On va avoir une discussion sur un prix sur le carbone, parce que (...) c'est la manière la plus efficace de réduire des émissions, mais aussi d'assurer l'innovation dans les technologies propres», a insisté la ministre.

Pour ce qui est d'une cible nationale pour la réduction des GES, ce ne sera pas annoncé mercredi ou jeudi, à Vancouver.

«On aura un plan pancanadien», a promis, encore une fois, la ministre, soulignant que la tâche est lourde.

«On va avoir un processus. Ça va prendre six mois. Puis après ça, on va avoir de vraies actions. (...) Pour la première fois en dix ans, on a un gouvernement fédéral qui va travailler directement avec les provinces pour faire ce plan», a-t-elle lancé, rappelant 10 ans de règne conservateur pendant lesquels seules les provinces ont cherché à réduire les GES.

Les exclus se plaignent

Un groupe représentant surtout des autochtones vivant hors réserve se plaint d'être exclu de la rencontre des premiers ministres à Vancouver.

L'Assemblée des Premières Nations, le Conseil national des Métis ainsi que le groupe inuit Tapiriit Kanatami seront à Vancouver pour discuter de changements climatiques. Guillaume Billy Carle, de la Confédération des peuples autochtones du Canada, aurait voulu aussi être invité par Justin Trudeau.

M. Carle s'envole tout de même pour Vancouver.

«Il va être avisé, ça va être la dernière lettre qu'on lui envoie, qu'on s'en va là pour participer et qu'on a l'intention d'être inclus», a prévenu M. Carle lors d'une conférence de presse à Ottawa, lundi matin.

«On ne s'en va pas là pour se chicaner. S'il nous barre la porte (...), il n'y a aucun problème, on va réagir en conséquence», a-t-il ajouté, promettant qu'il ferait alors entendre sa voix sur la scène internationale.

Dans un geste un peu plus discret, l'Association des femmes autochtones du Canada a également envoyé une lettre réclamant une invitation à Vancouver.

Le premier ministre manitobain Greg Selinger demande que les cinq groupes soient tous traités de la même façon.

«Nous avons eu cette habitude, dans le passé, lorsqu'il y a rencontre avec le Conseil de la fédération», a rappelé M. Selinger au cours d'une entrevue. «Nous rencontrons les cinq organismes et nous voulons que cette pratique se poursuive», a-t-il conseillé.

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