Attentat en Turquie: le kamikaze s'était enregistré comme réfugié

Selon les autorités, l'attaque a été perpétrée par... (Bulent Kilic, AFP)

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Selon les autorités, l'attaque a été perpétrée par un Syrien âgé de 28 ans, entré sur le sol turc il y a quelques jours depuis la Syrie et présenté comme un membre de l'EI.

Bulent Kilic, AFP

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Mehmet Guzel, Suzan Fraser
Associated Press
ISTAMBOUL

Le kamikaze qui s'est fait exploser dans un quartier touristique d'Istanbul, mardi, tuant sur le coup 10 touristes allemands, s'était enregistré comme réfugié une semaine avant l'attaque, ont annoncé mercredi les autorités turques.

L'attentat perpétré dans le quartier de Sultanahmet a été attribué par les dirigeants turcs à un Syrien né en 1988, récemment arrivé en Turquie, qui était lié au groupe armé État islamique. Des médias turcs, dont un quotidien proche du gouvernement, affirment que le kamikaze était plutôt d'un Saoudien nommé Nabil Fadli.

Le groupe extrémiste n'a toujours pas revendiqué l'attaque.

Les policiers turcs ont par ailleurs arrêté cinq personnes soupçonnées d'avoir des liens directs avec l'explosion. Les suspects n'ont pas été identifiés.

L'auteur de l'attaque venait tout juste d'arriver en Turquie. Le ministre de l'Intérieur Efkan Ala a confirmé que le jeune homme était enregistré comme réfugié et les autorités possédaient ses empreintes digitales, ce qui a permis de l'identifier rapidement.

M. Ala a indiqué que l'homme n'apparaissait pas sur les listes de surveillance turque et internationale. C'est une personne qui est entrée normalement au pays comme réfugié, a ajouté le premier ministre Ahmet Davotoglu.

Ce ne serait pas la première fois que le groupe extrémiste profiterait de la migration de masse des réfugiés vers l'Europe pour perpétrer des attaques. Deux des kamikazes qui ont participé aux attentats de Paris du 13 novembre étaient passés par la Grèce. Leurs faux passeports syriens avaient été retrouvés.

L'attaque de mardi a également blessé 15 personnes, dont neuf Allemands et des citoyens originaires de la Norvège, du Pérou et de la Corée du Sud. Six des victimes étaient toujours hospitalisées mercredi.

L'industrie touristique craint le pire

Bien qu'il ne soit pas aussi meurtrier que les autres attentats survenus l'année dernière en territoire turc, ce dernier événement fait craindre le pire à l'industrie touristique du pays, qui souffre déjà de la baisse d'affluence des visiteurs russes à la suite d'un conflit entre les deux pays.

En plus des cinq arrestations, la police turque a également appréhendé plus d'une douzaine de militants présumés du groupe djihadiste, dont trois Russes.

Les Russes ont été arrêtés à Antalya, une station balnéaire méditerranéenne fort prisée des touristes. On ne sait toutefois pas si leur arrestation est directement liée à l'attentat de mardi.

L'agence de presse officielle Anadolu rapporte que les trois hommes étaient en contact avec des combattants du groupe armé État islamique dans des zones de conflit et qu'ils fournissaient un appui logistique au groupe.

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