Les deux présumés terroristes belges comparaîtront jeudi

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La tension demeure vive dans les rues de Bruxelles.

Thierry Roge, AFP

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John Thor-Dahlburg
Associated Press
Bruxelles, Belgique

Les deux hommes soupçonnés d'avoir eu l'intention de mener des attentats terroristes en Belgique durant les fêtes de fin d'année comparaîtront, jeudi, devant un juge qui décidera s'il est nécessaire ou non de les garder en détention encore un mois.

Mercredi, une source au fait de l'enquête a révélé sous le couvert de l'anonymat que les deux suspects appartenaient au même club de moto, les Kamikaze Riders.

Au moins un autre membre de ce club, Abdelouafi Eloussaki, a déjà fait l'objet d'une investigation par le passé en raison de ses possibles liens avec l'islam radical. Son ancien avocat a toutefois affirmé que les autorités n'avaient rien découvert, même si les deux frères de son ex-client se sont rendus en Syrie où l'un a été tué au combat et l'autre blessé.

Abdelouafi Eloussaki a perdu la vie dans un accident de la route à Bruxelles en 2013 après être allé en Turquie afin de récupérer son frère blessé et le ramener à la maison, a ajouté Me Abderrahim Lahlali.

Selon Me Lahlali, les deux frères d'Abdelouafi étaient liés à Sharia4Belgium, un groupe salafiste extrémiste décrit comme étant une organisation terroriste par un juge belge, mais qu'un tel lien n'avait jamais été établi avec son ancien client ou les Kamikaze Riders.

L'avocat a indiqué que le club fondé en 2003 rassemblait une centaine de jeunes gens de différentes nationalités et confessions résidant en Belgique, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas et au Maroc.

Mardi, le parquet fédéral belge avait précisé que quatre autres individus avaient également été arrêtés, interrogés puis relâchés. D'après Me Abderrahim Lahlali, ces quatre personnes sont aussi membres des Kamikaze Riders et leur libération prouve que le club n'a rien à se reprocher.

Les deux suspects, dont l'identité n'a pas été divulguée, ont été appréhendés à la suite de perquisitions effectuées dans la région de Bruxelles.

Les autorités ont déclaré que cette enquête avait permis de découvrir l'existence de menaces sérieuses pour les policiers, les soldats et certains lieux emblématiques de la capitale belge.

Les dirigeants de la ville devraient décider plus tard, mercredi, s'ils annulent ou non les traditionnels feux d'artifice du Nouvel An.

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