Le PM irakien visite Ramadi au lendemain d'une victoire contre l'ÉI

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Cette image du premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a été partagée par son équipe de relations de presse et le montrerait à Ramadi au lendemain d'un gain important de l'armée irakienne face au groupe armé État islamique.

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Sinan Salaheddin
Associated Press
Bagdad, Irak

Le premier ministre de l'Irak a visité Ramadi, mardi, un jour après que les forces irakiennes eurent chassé les militants de l'État islamique (ÉI) de la ville et repris un important complexe gouvernemental.

La télévision d'État irakienne a rapporté que Haider al-Abadi s'était rendu à Ramadi, sans fournir davantage de détails. Un commandant de l'armée, le brigadier-général Ahmed al-Belawi, a toutefois confié à l'Associated Press que le premier ministre avait amorcé sa visite en rencontrant les représentants de la sécurité et les autorités provinciales afin d'être mis au courant des plus récents développements concernant la situation dans la cité.

Pendant ce temps, à l'autre bout de la ville, des équipes d'ingénieurs militaires s'affairaient à déminer les rues et les immeubles, a ajouté M. al-Belawi, même si des combats éclataient encore de manière sporadique à la périphérie de la municipalité.

Capitale de la province d'Anbar, Ramadi était tombée aux mains de l'ÉI en mai, une défaite douloureuse pour les forces irakiennes et la coalition dirigée par les États-Unis. Bagdad avait presque aussitôt lancé une contre-offensive, mais ses tentatives répétées pour reconquérir la cité avaient jusqu'ici toutes échoué.

En novembre, l'armée avait annoncé une nouvelle campagne pour reprendre Ramadi, prévenant les résidants de quitter la région.

Progressant rapidement le long de l'Euphrate, les troupes irakiennes ont ensuite été freinées par la forte résistance des combattants islamistes, qui ont notamment détruit tous les ponts menant à la cité.

Lundi, les forces irakiennes, appuyées par les frappes aériennes de la coalition, ont cependant réussi à déloger les militants de l'ÉI du centre-ville de Ramadi et à faire flotter le drapeau national au-dessus du complexe gouvernemental.

Ramadi est située à environ 130 kilomètres à l'ouest de Bagdad. À mi-chemin entre la ville et la capitale irakienne se trouve Fallujah, qui demeure sous le joug des islamistes.

L'ÉI contrôle encore une bonne partie du nord et de l'ouest de l'Irak, ainsi que de larges pans de la Syrie.

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