Une petite phrase de Clinton enflamme les républicains

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Hillary Clinton a réalisé presque un sans-faute à un débat démocrate samedi, mais ses adversaires républicains l'accusaient dimanche de ne pas comprendre la crise en Syrie en citant, hors contexte, une petite phrase prononcée sur le groupe État islamique (ÉI).

« Nous sommes enfin là où nous devons être, nous avons une stratégie et un engagement contre l'I, qui pose un danger pour nous ainsi que pour la région, et nous avons enfin une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour rassembler le monde autour d'une transition politique en Syrie », a déclaré Hillary Clinton samedi soir.

Les candidats aux primaires républicaines Jeb Bush et Carly Fiorina ont cité la première partie de la phrase, « Nous sommes enfin là où nous devons être », en affirmant qu'Hillary Clinton semblait se satisfaire de la situation en Syrie, où les djihadistes de l'ÉI ont établi leur base.

Mais la réponse d'Hillary Clinton concluait un long échange avec les deux autres candidats du débat, Bernie Sanders et Martin O'Malley, sur la stratégie à adopter en Syrie.

Hillary Clinton insistait sur la nécessité de mener deux fronts simultanés, contre l'ÉI et contre Bachar al-Assad, et soulignait que la résolution adoptée vendredi par le Conseil de sécurité devait permettre ce double front, puisque la résolution prévoit un cessez-le-feu, des négociations politiques, un gouvernement de transition et des élections dans les 18 mois.

Selon elle, les rebelles syriens anti-Assad ne s'en prendront efficacement à l'ÉI qu'avec l'assurance que le président syrien quittera le pouvoir.

« Non, Hillary Clinton, nous ne sommes pas 'là où nous devons être' dans le combat contre l'ÉI », a écrit sur Twitter Jeb Bush, candidat en queue de peloton aux primaires républicaines.

« C'est incroyable, elle pense franchement qu'une résolution de l'ONU sur la Syrie nous met là où nous devons être? », a dit Carly Fiorina, une autre candidate, sur Fox News dimanche. « Cela reflète la conviction de Barack Obama et d'Hillary Clinton que notre politique étrangère doit être définie par d'autres ».

Donald Trump a aussi critiqué Hillary Clinton qui, à un autre moment du débat, a affirmé que les recruteurs de l'organisation État islamique utilisaient des vidéos de déclarations anti-musulmans du milliardaire.

« Il est en train de devenir le meilleur recruteur de l'ÉI. Ils montrent aux gens des vidéos de Donald Trump qui insulte l'islam et les musulmans pour recruter plus de djihadistes radicaux », a-t-elle dit samedi soir.

L'affirmation a surpris car aucun élément n'a à ce jour permis de la confirmer.

« Connaissant les Clinton et Hillary, je pense qu'elle a tout inventé », a dit dimanche Donald Trump sur la chaîne ABC.

La directrice de la communication d'Hillary Clinton, Jennifer Palmieri, a tenté de défendre sa chef dimanche sur la même chaîne, déclarant qu'elle ne faisait pas référence à une vidéo spécifique.

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