Les États-Unis redoubleront d'efforts dans la lutte contre l'ÉI

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Barack Obama a dénoncé les attentats de Paris, revendiqués par l'ÉI, les présentant comme une attaque non seulement envers la France, mais envers «le monde civilisé».

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Associated Press

Au sommet du G20, qui débutait dimanche à Antalya, en Turquie, le président américain a promis de redoubler d'efforts pour éliminer le groupe terroriste État islamique (ÉI) et mettre fin à la guerre civile en Syrie qui a alimenté sa montée.

Barack Obama a dénoncé les attentats de Paris, revendiqués par l'ÉI, les présentant comme une attaque non seulement envers la France, mais envers «le monde civilisé».

Lors du premier de deux jours de rencontres entre chefs du G20, M. Obama a aussi réitéré sa solidarité avec la France pour retrouver les coupables et les traduire en justice. Il n'a pas précisé ce que les États-Unis ou leurs partenaires de la coalition militaire au Moyen-Orient feraient pour intensifier leurs actions contre l'ÉI.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a pour sa part affirmé qu'un «message fort» sur la lutte contre le terrorisme émanerait de ce sommet.

Le spectre de la guerre en Syrie et de la menace du groupe terroriste armé État islamique ont teinté le début du sommet. Bien que ces crises mitoyennes fussent déjà à l'ordre du jour, elles ont été amenées au premier plan par les attentats tragiques de Paris de vendredi soir, les plus meurtriers revendiqués par l'ÉI en Occident.

Présent à la rencontre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que la réponse aux attentats devait être «robuste, mais toujours dans l'esprit de l'état de droit».

Il importe de respecter les droits humains, a-t-il ajouté, sans quoi «nous ne ferons qu'alimenter le feu que nous tentons d'éteindre». M. Ban a également mis les chefs d'État en garde contre les actions qui ne feraient «que perpétuer le cycle de la haine et de la violence.»

S'ils ont tous dénoncé l'ÉI, les leaders mondiaux n'ont pas encore fait de nouvelles propositions précises pour intensifier la lutte. Le chef de l'Union européenne, Donald Tusk, a exhorté tous les leaders du G20 à collaborer pour empêcher le financement du terrorisme, ce que les pays tentent de faire depuis plus d'un an.

Une option évoquée dans la foulée des attentats de Paris était que la France demande l'aide de ses alliés de l'Organisation des traités de l'Atlantique nord (OTAN). Le principe de défense collective de l'OTAN, soit l'entente des pays à se protéger mutuellement, n'a été invoqué qu'une seule fois en 66 ans, après le 11 septembre 2001.

La stimulation de la croissance économique et les effets du ralentissement économique de la Chine devaient aussi être discutés au sommet.

Arrestations

Par ailleurs, comme pour rappeler sa présence, un attentat suicide a blessé cinq policiers effectuant une descente dans un repaire soupçonné de l'ÉI en Turquie, près de la frontière syrienne. Les forces de la sécurité turques ont aussi interpellé 20 militants soupçonnés à Antalya et aux alentours à l'approche du sommet du G20.

Également dimanche à Antalya, des centaines de personnes ont participé à une manifestation contre le sommet et dénonçant les interventions américaines au Moyen-Orient. La police a arrêté quatre manifestants qui voulaient se rendre au complexe où se déroulait le sommet, pour remettre une lettre aux leaders mondiaux.

D'après l'agence de nouvelles d'État Anadolu, la police a bloqué la route aux quatre manifestants, qui ont résisté en s'asseyant. Ils ont été arrêtés et emmenés à un centre sportif transformé en centre de détention temporaire.

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