Des négos pour la paix en Syrie

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De gauche à droite: le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov; l'émissaire des Nations unies en Syrie, Staffan de Mistura; et le secrétaire d'État américain, John Kerry

Brendan Smialowski, AP

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Associated Press
VIENNE

Les États-Unis, la Russie et les autres puissances régionales et mondiales réunies à Vienne, en Autriche, se sont entendus vendredi pour entamer un processus de paix en Syrie - qui sera supervisé par les Nations unies - afin de conclure un cessez-le-feu et d'assurer une transition politique impliquant le gouvernement et l'opposition.

Les diplomates ont toutefois évité de préciser le sort qui sera réservé au président Bachar el-Assad - ce qui constitue l'un des problèmes les plus épineux des négociations. On ne sait pas si le président controversé fait partie de la solution ou s'il sera plutôt exclu des pourparlers de paix.

Ce projet a été élaboré lors des deux jours de discussions dans la capitale autrichienne afin de trouver une issue à la guerre civile qui a déjà fait plus de 250 000 victimes et forcé 11 millions de personnes à se déplacer, causant la crise des migrants en Europe et accélérant l'émergence du groupe armé État islamique (ÉI) au Moyen-Orient.

Les détails révélés vendredi étaient nébuleux, mais l'approche se distingue des autres tentatives pour mettre fin au conflit. Au premier chef: les États-Unis et leurs alliés, dont l'Arabie saoudite, ont adouci le ton quant à leurs appels répétés pour que le président syrien quitte rapidement le pouvoir. En revanche, l'Iran et la Russie, qui appuient le président El-Assad, n'ont pas rejeté la possibilité qu'il s'en aille éventuellement.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré en conférence de presse commune avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et l'émissaire des Nations unies en Syrie, Staffan de Mistura, qu'ils étaient d'accord sur le fait que quatre ans et demi de guerre, c'était beaucoup trop. «Je n'ai pas dit qu'El-Assad devait partir ou qu'El-Assad devait rester», a précisé M. Lavrov. 

Le chef de la diplomatie américaine a ajouté que tous les ministres étrangers réunis à Vienne avaient accepté de maintenir les institutions syriennes, de protéger les droits de ses citoyens, de leur assurer l'accès à l'aide humanitaire et de continuer la lutte contre le groupe armé ÉI.

Il a soutenu que le processus de l'ONU devrait mener à une nouvelle Constitution en Syrie et à des élections supervisées par la communauté internationale.

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