Tony Blair admet que l'intervention en Irak a favorisé la montée de l'EI

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Le 43e président des États-Unis, George W. Bush, et l'ex-premier ministre britannique Tony Blair, à Saint-Pétersbourg, en Russie, en juillet 2006

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Associated Press
LONDRES

L'ancien premier ministre britannique a admis que l'intervention militaire en Irak - à laquelle le Royaume-Uni avait participé - a pu mener à l'émergence du groupe armé État islamique au Moyen-Orient, mais il reste convaincu que c'était une bonne décision à l'époque.

Tony Blair a confié au réseau américain CNN qu'il y avait «des éléments de vérité» dans l'idée que la guerre en Irak avait entraîné la montée de l'ÉI qui contrôle maintenant un large territoire en Irak et en Syrie.

Ceux qui ont renversé du pouvoir Saddam Hussein en 2003 doivent porter une certaine responsabilité face à ce qui se passe en 2015, a-t-il laissé entendre lors de l'entretien diffusé dimanche.

Selon M. Blair, les révolutions du Printemps arabe, qui ont commencé en 2011, ont également permis aux militants fondamentalistes d'étendre leur influence en Syrie, d'abord et en Irak ensuite. Les politiques «sectaires» du gouvernement chiite en Irak auraient aussi «déstabilisé» le pays, a expliqué l'ancien dirigeant.

La décision de Tony Blair de participer à la guerre en Irak - qui se basait sur des allégations fausses voulant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive - divise encore le pays et a contribué à la défaite du Parti travailliste en 2010.

Or, selon lui, il était nécessaire de retirer du pouvoir l'ancien dictateur. Il s'est d'ailleurs une fois de plus excusé pour les ratés de cette intervention.

«Je m'excuse pour le fait que les renseignements que nous avions reçus étaient erronés. Je m'excuse aussi pour les erreurs de planification, et certainement, nos erreurs dans notre compréhension de ce qu'il allait arriver [après l'intervention]», a-t-il déclaré.

Environ 179 soldats britanniques sont morts en Irak de 2003 à 2009. Une enquête publique sur la planification de la guerre et l'intervention elle-même n'a pas encore remis ses conclusions. Les procédures ont été retardées puisque plusieurs personnes qui ont été critiquées dans le rapport ont eu l'occasion de s'exprimer.

M. Blair a aussi affirmé que les politiques récentes du Royaume-Uni au Moyen-Orient avaient été un échec.

«Nous avons essayé l'intervention et de placer des troupes au sol en Irak. Nous avons essayé l'intervention sans mettre de troupes au sol en Libye. Et nous avons essayé aucune intervention, tout en demandant un changement de régime en Syrie. Ce n'est pas clair pour moi que, même si notre politique (de 2003) n'a pas fonctionné, les subséquentes ont mieux fonctionné», a-t-il soutenu.

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