Un accident d'autocar en France fait au moins 43 victimes

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La grande majorité des passagers de l'autocar, sinon la totalité, étaient des aînés qui habitaient un village situé à quelques kilomètres à peine du lieu de l'accident.

Jean-Pierre Muller, Agence France-Presse

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Agence France-Presse
PUISSEGUIN, France

Un accident d'autocar a fait au moins 43 morts vendredi dans le sud-ouest du pays, brûlés vifs après une collision avec un camion qui a provoqué l'embrasement des deux véhicules.

La plupart des victimes sont des personnes âgées qui partaient en excursion, mais un enfant figure aussi parmi les morts. Vendredi soir, un doute subsistait sur le nombre de personnes décédées à bord du car, la liste des personnes effectivement présentes dans le véhicule ayant disparu.

La collision s'est produite peu avant 7h30 dans la commune de Puisseguin, dans un virage en S sur une route secondaire pittoresque et sinueuse au coeur du vignoble mondialement connu de Saint-Émilion.

«L'autocar est complètement calciné, le camion également», a décrit un témoin ayant accompagné le chef du gouvernement, Manuel Valls, sur les lieux, interdit d'accès aux médias.

Vue aérienne de la catastrophe... (iTélé/AP) - image 2.0

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Vue aérienne de la catastrophe

iTélé/AP

«C'est un choc terrible pour la France», «une catastrophe effroyable», a déclaré le premier ministre.

«Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie», a assuré le président François Hollande, depuis Athènes où il se trouve en visite officielle.

Il y avait 48 passagers et un chauffeur à bord du bus. Le conducteur du camion, un grumier de transport de bois qui circulait à vide, fait partie des morts, de même que son fils de trois ans qui se trouvait à ses côtés.

«Les premières constatations nous laissent entrevoir que le camion était en portefeuille en travers de la route et que le bus l'a percuté», a indiqué à l'AFP le colonel Ghislain Réty, patron des gendarmes de Gironde.

Réflexe héroïque

«Après le choc, l'autobus s'est embrasé très, très rapidement», a expliqué l'officier, précisant que le chauffeur du véhicule avait toutefois «pu ouvrir les portes» juste avant la collision.

«Un réflexe héroïque au péril de sa vie [...] C'est lui qui a aidé, comme il a pu, les rescapés à sortir du car» a raconté à l'AFP Philippe Flipot, le médecin qui l'a pris en charge.

Les gendarmes ont aussi salué le geste «héroïque» d'un automobiliste qui suivait l'autocar et «a eu le réflexe de briser des vitres et d'aider à sortir quelques personnes».

Seulement huit passagers de l'autocar ont réussi à s'extirper du brasier. Vendredi soir, deux personnes se trouvaient «dans un état critique», selon le procureur, deux autres dans un état grave et quatre plus légèrement blessées.

L'embrasement général des deux véhicules pourrait avoir pour cause le choc du car contre les réservoirs de carburant et d'huile hydraulique du camion, estiment des experts.

Le groupe de personnes âgées, membres du club de l'âge d'or de Petit-Palais-et-Cornemps (643 habitants), était parti tôt le matin de cette bourgade voisine des lieux du drame pour une excursion dans le Béarn. «J'ai perdu trop de monde d'un seul coup», souffle, bouleversé, Jean Solan, qui a perdu «un frère, des voisins, des amis».

Une cérémonie de recueillement a été organisée en fin d'après-midi dans une chapelle ardente dressée à Puisseguin, où une cellule psychologique a été mise en place pour les familles et les proches.

Minute de silence

Ce drame a provoqué une vive émotion en France, où les députés ont observé une minute de silence, et en Europe, où les messages de solidarité ont afflué, notamment de la chancelière Angela Merkel qui a présenté ses condoléances et «sa compassion toute personnelle» à François Hollande. Le président allemand Joachim Gauck, le premier ministre grec Alexis Tsipras et les gouvernements espagnol, polonais et letton ont aussi adressé leurs condoléances.

Il s'agit de la catastrophe routière la plus meurtrière en France depuis la mort de 53 personnes, dont 44 enfants, en 1982 dans l'accident d'un autocar sur une autoroute près de Beaune.

Il avait entraîné un durcissement des règles de sécurité routière, avec notamment une réduction de la vitesse maximale pour les cars.

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