Pas de nouvelles des deux jeunes filles de Kitigan Zibi

Vigile en mémoire des autochtones disparues

Bridget Tolley, fille de Gladys Tolley, qui a... (Martin Roy, LeDroit)

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Bridget Tolley, fille de Gladys Tolley, qui a été heurtée mortellement par une patrouilleuse de la Sûreté du Québec en 2001. Depuis 30 ans, plus de 500 femmes ont été assassinées ou ont été portées disparues au Canada.

Martin Roy, LeDroit

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Ottawa a été l'une des 70 villes canadiennes où des vigiles ont eu lieu, hier, en souvenir des femmes et des filles autochtones qui ont été assassinées ou qui sont toujours portées disparues.

Quelques dizaines de personnes se sont rappelées tout particulièrement de Gladys Tolley lors d'une cérémonie au pavillon Desmarais de l'Université d'Ottawa. Mme Tolley était de la réserve algonquine de Kitigan Zibi, près de Maniwaki, et a été mortellement happée par une auto-patrouille de la Sûreté du Québec sur la route 105 il y a huit ans aujourd'hui.

La fille de la victime, Bridget Tolley, a par la même occasion demandé au gouvernement du Québec de mener une enquête indépendante sur la mort de sa mère.

« La violence que connaissent les femmes et les filles autochtones au Canada est une tragédie nationale. La disparition et le meurtre de nos soeurs autochtones sont ressentis partout au pays, et d'innombrables familles et communautés autochtones sont aux prises avec la perte d'un être cher et luttent pour trouver des réponses », peut-on lire dans la déclaration conjointe des Soeurs par l'esprit, le regroupement à l'origine de la vigile.

Plus de 520 femmes et filles autochtones ont été assassinées ou sont portées disparues au Canada depuis 30 ans. Toujours à Kitigan Zibi, deux adolescentes manquent à l'appel depuis plus d'un an. Maisy Odjick et Shannon Alexander, âgées de 16 et 17 ans lors de leur disparation, n'ont pas été revues depuis le 5 septembre 2008.

« Chacune de ces femmes a une famille et des amis qui l'aiment et à qui elle manque terriblement. Leur perte est notre perte. Leur chagrin est notre chagrin. Ensemble, nous affirmons qu'il est temps d'agir », disent les Soeurs par l'esprit dans leur déclaration.

Le document a notamment été endossé par Amnistie internationale et le Nouveau Parti démocratique du Canada. Des vigiles simultanées à l'échelle nationale ont lieu depuis trois ans au pays.

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