Le patron de la MMA se présente à Lac-Mégantic

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Durant sa conférence de presse, Ed Burkhardt a dû lever le ton à plusieurs reprises pour couvrir les voix des citoyens qui le traitaient de «rat».

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L'ultime patron de la MMA, Ed Burkhardt, a suivi la même trajectoire que son « train fou », hier, s'arrêtant à Lac-Mégantic pour présenter une nouvelle version des faits survenus lors la nuit fatidique de vendredi à samedi dernier.

Après un mystérieux saboteur et les pompiers du village de Nantes, c'était au tour du conducteur de locomotive, Tom Harding, d'être pointé du doigt par le magnat des chemins de fer. « Je pense qu'il a fait quelque chose de mal, a-t-il clairement affirmé. Je ne crois pas qu'un employé ait retiré les freins, je crois qu'ils n'ont jamais été appliqués. »

M. Burkhardt a aussi profité de son passage sur les lieux pour s'excuser « humblement » à la population de Lac-Mégantic. « Je comprends pourquoi ils sont en colère et que cette colère soit dirigée vers moi parce que je suis le président du conseil de cette compagnie », a-t-il affirmé, pour ensuite s'expliquer quant au délai de cinq jours avant qu'il ne s'adresse à la population.

« Durant ce temps, je travaillais 20 heures par jour dans mon bureau, a-t-il dit. Je tentais de m'occuper des médias, d'embaucher des entrepreneurs et de contacter les compagnies d'assurances pour gérer ce désastre. Je pensais être plus efficace à mon bureau qu'en courant partout avec un cellulaire à Lac-Mégantic. »

Conforme aux pratiques de l'industrie

Au cours de son tumultueux point de presse, Ed Burkhardt a aussi défendu les pratiques de son entreprise en matière de sécurité. « Nous avons eu un assez bon bilan pendant les 10 années et demie d'activités de l'entreprise, jusqu'à samedi dernier. Et nous l'avons réduit en miettes », a-t-il fait valoir.

L'homme d'affaires a promis qu'aucun de ses convois ne serait abandonné sans employé sur la voie ferrée pendant la nuit à partir de maintenant, même si, précise-t-il, « toutes les compagnies nord-américaines que je connais le font ».

Il a ajouté qu'à son avis il est plus sécuritaire de n'assigner qu'un employé par train - l'équipage unique -, afin de réduire le nombre de victimes lorsque le convoi est impliqué dans un accident. La maxime « deux têtes valent mieux qu'une » ne s'applique pas à l'industrie ferroviaire, a-t-il avancé. Lorsque l'un travaille, l'autre se repose, a-t-il dit.

Une visite mouvementée

Comme le grand patron de la MMA s'y attendait, sa visite s'est déroulée de façon difficile.

Ed Burkhardt a été invectivé partout sur son passage par des Méganticois en colère. Durant sa conférence de presse, il a dû lever le ton à plusieurs reprises pour couvrir les voix des citoyens qui le traitaient de « rat ».

Plus tôt, hier, un homme a été transporté par la Sûreté du Québec jusqu'à un centre de soins en santé mentale après avoir proféré des menaces contre le magnat de l'industrie ferroviaire, a appris La Presse. Selon le policier Benoit Richard, l'individu n'avait pas la capacité de mettre à exécution ses menaces. « Il n'avait aucun moyen de mettre la vie de quelqu'un en danger », a-t-il assuré.

Depuis le début de sa visite, l'intégrité physique d'Ed Burkhardt n'a jamais été menacée, a-t-il ajouté.

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