Harper prévient les municipalités que les fonds de relance ne sont pas éternels

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Allison Jones
La Presse Canadienne

Les plans de relance de l'économie ne sont pas éternels et les municipalités ne doivent pas s'attendre à profiter de cette injection d'adrénaline fiscale pour toujours, a lancé vendredi à Toronto le premier ministre Stephen Harper aux principaux leaders municipaux du pays.

«Je sais que certains, dont quelques-uns sont ici, aimeraient que ces dépenses de relance soient prolongées», a dit M. Harper lors de la conférence annuelle de la Fédération canadienne des municipalités (FCM). «On ne peut pas vivre indéfiniment sur l'adrénaline, tout comme les économies ne peuvent pas vivre sur la relance. Nous devons sortir des déficits.»

M. Harper a fait ces commentaires au lendemain d'une rencontre des 22 maires des plus grandes villes du Canada, qui se sont réunis avant l'ouverture de la conférence de la FCM. Les maires avaient alors déclaré qu'il ne faudrait pas devoir attendre une crise économique pour obtenir une aide fiscale d'Ottawa.

Les municipalités ont rappelé qu'elles transforment en emplois les fonds gouvernementaux de relance - un exemple du genre de collaboration requise pour avoir des villes solides.

Le premier ministre les a toutefois clairement prévenus vendredi que le gouvernement fédéral ne compte pas prolonger son aide au-delà du 31 mars 2011. «Au sommet du G20, ici à Toronto le mois prochain, les principales économies chercheront comment mettre fin à leurs mesures de relance, a dit M. Harper. Le Canada, comme cela a été le cas pendant cette crise, montrera la voie.»

Voyant venir la fin des plans de relance, les 22 maires demandent à tous les partis fédéraux d'appuyer un partenariat qui réinventerait le financement des villes. Les maires estiment qu'un tel partenariat est essentiel pour lutter contre les embouteillages, l'itinérance, les changements climatiques et les retards en infrastructures.

Le Montréalais Claude Dauphin, qui occupe une des vice-présidences de la fédération, évalue à 124 milliards $ ce déficit d'infrastructures. «C'est pourquoi nous devons préserver ce partenariat avec le gouvernement fédéral», a dit M. Dauphin, maire de l'arrondissement de Lachine et président du conseil de ville de Montréal.

Le porte-parole libéral en matière d'infrastructures, Gerard Kennedy, affirme que l'intransigeance du gouvernement Harper concernant l'expiration du plan de relance fera perdre de l'argent aux contribuables et possiblement aussi disparaître des projets. «La perception qu'a M. Harper d'un partenariat est: «faites ce que je dis'. Il a déclaré que les seuls programmes que vous pouvez attendre sont ceux que vous aviez déjà», a-t-il dit après le discours du premier ministre.

Pour sa part, le ministre fédéral des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, John Baird, a défendu vendredi la performance de son gouvernement, estimant qu'il y est allé d'un engagement sans précédent avec le Fonds Chantiers Canada - qui est distinct du Fonds de stimulation de l'infrastructure.

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