Audiences populaires sur les dénis du droit au logement

François Roy, coordonnateur de l'organisme Logemen'Occupe, et Leilani... (Etienne Ranger, Le Droit)

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François Roy, coordonnateur de l'organisme Logemen'Occupe, et Leilani Farha, Rapporteure spéciale de l'ONU.

Etienne Ranger, Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

Des familles mal-logées de la région de l'Outaouais ont pu se faire entendre, mercredi à Gatineau, où se déroulait la première d'une série de cinq audiences populaires sur les dénis du droit au logement, organisées dans autant de villes par le Front d'action populaire en réaménagement urbain.

La rencontre tenue en présence d'une cinquantaine de personnes était organisée au pavillon du lac Beauchamp, et était présidée par Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l'ONU sur le logement convenable, et de François Roy, coordonnateur de Logement'Occupe.

« Avec la Stratégie nationale sur le logement attendue avant la fin de l'année, le gouvernement du Canada est bien placé pour aller de l'avant avec ses obligations en matière de droits de la personne. Nous arrivons à un moment important. Je ne pense pas qu'il y aura encore une telle occasion pour agir », a indiqué Mme Farha, qui est aussi présidente de l'organisme national Un Canada sans pauvreté. 

Il y a dix ans, après une mission au Canada, son prédécesseur avait recommandé que « le Canada prenne toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que le logement, comme les soins de santé et l'éducation, soit considéré comme faisant partie du bien commun, impliquant des dépenses ciblées pour des logements sociaux pour les personnes dans le besoin », a expliqué Mme Farha.

Parmi tous ces témoignages entendus à Gatineau, une jeune mère de trois enfants de l'Abitibi est venue raconter comment elle s'est retrouvée dans un logement d'urgence après son arrivée dans la région de l'Outaouais l'an dernier où les prix des logements sont très élevés. 

« Il y a des drames humains au quotidien. Des gens vivent dans des conditions infernales. Les témoignages d'aujourd'hui ne sont que la pointe de l'iceberg. Nous ne sommes pas en pénurie, mais les prix sont plus élevés ici dans la région », a raconté M. Roy, de Logemen'Occupe.

Plus de 270 000 ménages locataires au Québec ont des besoins urgents parce qu'ils vivent dans des logements insalubres, trop chers ou trop petits. Pourtant, les investissements des gouvernements du Canada et du Québec ne se traduisent en 2017-2018 que par 3000 nouveaux logements sociaux pour tout le territoire québécois. Seulement à l'OMH de Gatineau, la liste d'attente compte 1000 familles, et plusieurs ne s'inscrivent pas parce qu'il faut cinq ans pour avoir un logement, a souligné M. Roy.

Les audiences doivent permettre de recueillir des témoignages dans quatre autres villes, Rouyn-Noranda, Trois-Rivières, Longueuil et Montréal. La tournée prendra fin le 2 octobre lors de la Journée mondiale de l'Habitat.




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