Le Marché mobile de Gatineau a pris la route

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« Il y a des gens qui n'ont carrément pas accès à des produits frais, parce que tout ce qu'il y a autour de chez eux, ce sont des dépanneurs », affirme la directrice générale de la Coopérative de solidarité du Marché mobile de Gatineau, Monique Chartrand.

Etienne Ranger, Le Droit

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« Les gens nous attendaient. Ils avaient hâte que le projet se mette en marche. »

C'est le constat fait mercredi par Monique Chartrand, directrice générale de la Coopérative de solidarité du Marché mobile de Gatineau, lors du lancement officiel de l'initiative qui vise à offrir des aliments santé frais à prix concurrentiel à la population qui vit dans cinq « déserts alimentaires » de la ville.

Chaque semaine, le camion du Marché mobile, avec ses fruits et ses légumes frais ainsi que des produits à haute valeur nutritive, effectue des arrêts dans des secteurs de Gatineau où les supermarchés sont inexistants. Les points de service sont dans Masson-Angers, Fournier, Pointe-Gatineau-La Baie, Aylmer et Jean-Dallaire.

L'objectif premier du Marché mobile est d'améliorer l'accès aux aliments de qualité et de faire la promotion de la saine alimentation. 

Dans plusieurs secteurs de la ville, l'offre de fruits et légumes frais dans un rayon de 1000 mètres est très faible ou carrément nulle, précise la Coopérative de solidarité du Marché mobile de Gatineau. 

Selon des données de 2014, 30 000 personnes à Gatineau vivraient dans un « désert alimentaire ». Celles-ci doivent se résigner à prendre un taxi ou à acheter des légumes dans un dépanneur parce qu'elles n'ont pas de voiture pour se rendre à l'épicerie.

« Il y a des gens qui n'ont carrément pas accès à des produits frais, parce que tout ce qu'il y a autour de chez eux, ce sont des dépanneurs », a indiqué Mme Chartrand.

Nathalie McSween, coordonnatrice de la Table de concertation sur la faim et le développement social de l'Outaouais, a précisé que les « déserts alimentaires » forcent des personnes à faible revenu à planifier les dépenses de taxi dans leur budget.

« Ça vient augmenter encore les coûts de l'alimentation », a-t-elle souligné. 

Le Marché mobile de Gatineau est en service depuis deux semaines et compte déjà plus de 130 membres. Il en coûte dix dollars par famille pour être membre à vie.

« Plus on aura de membres, plus on aura d'utilisateurs, plus on pourra prouver aux bailleurs de fonds que c'est important d'appuyer ce projet et de maintenir les ressources nécessaires », a souligné Mme Chartrand.

Le Marché mobile s'alimente en nourriture auprès du Marché Wakim. L'approvisionnement en produits pourra être adapté selon les demandes de la clientèle, a précisé Mme McSween.

Le Marché mobile est le fruit du travail de nombreux acteurs du milieu communautaire au cours des dernières années. Il bénéficie de la collaboration financière de la Ville de Gatineau, des caisses Desjardins Hull-Aylmer et du Centre intégré de la santé et des services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

« On a aussi des députés qui se lient à la cause. On reçoit quelques dons, et on espère que l'engouement du Marché mobile fera en sorte qu'on aura encore plus de souteneurs financiers pour pouvoir continuer ce beau projet », a précisé Mme Chartrand.

L'organisme est à la recherche de bénévoles pour ses activités, dont des chauffeurs.

Des marchés mobiles existent aussi à Ottawa, dans la région de Montréal et aux États-Unis, a souligné Mme Chartrand.




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