Le Compostelle gaspésien d'une résidante de Chelsea

« Je n'en peux plus d'attendre. J'ai hâte... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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« Je n'en peux plus d'attendre. J'ai hâte de fermer mon sac à dos pour cette belle randonnée », affirme Suzanne Cayer.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Une résidante de 71 ans de Chelsea effectuera une longue marche de près de 800 km, le long du littoral gaspésien pour, entre autres, recueillir des fonds pour le réaménagement de la voie ferrée désaffectée de Chelsea.

Le 21 août prochain, Suzanne Cayer, cette grand-mère de huit petits-enfants, quittera, avec un groupe d'une quinzaine de pèlerins, la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré pour entreprendre une longue randonnée jusqu'à Gaspé, qu'elle atteindra vraisemblablement le 22 septembre.

Mme Cayer n'a pourtant pas le profil d'une athlète, elle qui a déjà subi dans le passé, onze interventions chirurgicales aux yeux pour des décollements de rétines. Mais Mme Cayer est une amatrice de plein air jouissant tout de même d'une bonne santé physique et mentale.

Si le but premier de son voyage dans le Bas-Saint-Laurent en est d'abord un purement personnel et récréatif, elle a tout de même décidé de joindre l'utile à l'agréable en demandant à ses concitoyens de Chelsea de souscrire à la plateforme de sociofinancement GoFundMe pour amasser des fonds pour convertir le tracé ferroviaire de Chelsea en sentier multisport. L'objectif initial était d'un dollar par kilomètre parcouru en Gaspésie, soit 800$, mais près d'une semaine avant que madame Cayer n'ait quitté, près de 1000$ ont déjà été recueillis. 

La marche à laquelle participera la septuagénaire a lieu chaque année et s'étend sur 32 jours, à raison de 25 à 31 kilomètres parcourus à pied par jour. La randonnée équivaut environ à la longueur du Camino Francés, l'itinéraire le plus fréquenté du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et qui s'étend de Saint-Jean-Pied-de-Port (France) à Santiago de Compostela (Espagne).

« Je ne suis pas plus en forme ou en santé que d'autres ; seulement, je suis attirée par le fleuve. Je l'aime et j'avoue que j'aimerais bien vivre là où je pourrais le voir et le sentir chaque jour. C'est une façon de voyager, de rencontrer des gens, d'apprendre l'histoire du fleuve et des familles tout le long du fleuve car des personnes vont nous parler et même marcher un peu avec nous, tout le long du périple. J'aime marcher et j'aime l'air marin ; cela me fait du bien et c'est certainement une façon d'aider notre belle planète », raconte Mme Cayer au Droit.

« De plus en jumelant la marche à une levée de fond pour le futur sentier multifonctionnel de notre région, je contribue à favoriser la santé par l'exercice auprès  d'autres personnes de tous les groupes d'âge. Autrement dit, j'ai bien assez de motivation pour avoir le goût de partir et je n'en peux plus d'attendre. J'ai hâte de fermer mon sac à dos pour cette belle randonnée », ajoute Mme Cayer.

Petit train va loin...

Suzanne Cayer et sa fille Tammy Scott sont très engagées dans le dossier de la transformation du corridor ferroviaire de Chelsea en piste multifonctionnelle de ski de fond, de cyclisme et de randonnée pédestre. 

Mme Scott est d'avis que la vaste majorité des résidants de Chelsea appuient fermement le projet et feront contrepoids aux quelques citoyens qui s'y opposent ; quatre sondages, au cours des dernières années, semblent confirmer cette tendance, affirme Mme Scott. Les autres conversions de voies ferrées en voies vertes sont des succès, assure-t-elle.




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