1271 kilomètres en planche à pagaie

Paul Gauvreau a parcouru presque la moitié de... (Courtoisie)

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Paul Gauvreau a parcouru presque la moitié de son parcours.

Courtoisie

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Un Gatinois, croupier au Casino du Lac-Leamy, a entrepris un voyage bien singulier qui consiste à parcourir toute la rivière des Outaouais, du nord au sud, debout sur sa planche à pagaie (paddleboard).

Il s'agit d'un long périple de 1271 kilomètres, des confins de l'Abitibi au lieu de déversement de cette rivière dans le fleuve Saint-Laurent dans la région de Montréal.  

La rivière des Outaouais est le principal affluent du Saint-Laurent et constitue la frontière naturelle, sur des centaines de kilomètres, entre le Québec et l'Ontario. Elle est aussi la plus longue rivière du Québec.

Paul Gauvreau, maintenant âgé de 50 ans, a passé sa vie à fréquenter ce plan d'eau, comme cela a été le cas pour des générations de Gauvreau avant lui. Son grand-père était d'ailleurs cuisinier pour les draveurs qui empruntaient cette voie navigable pour assurer le transport de la « pitoune ». Paul possède toujours le chalet où son grand-père séjournait pour se reposer, au sud de Val-d'Or. Et c'est un peu pour saluer son grand-père et les draveurs de la belle époque que Paul a choisi ce moyen de transport, la planche à pagaie, une version moderne des pitounes sur lesquelles couraient les draveurs. 

Le 11 juillet dernier, Paul et son fils Joaquim entamaient les premiers kilomètres du voyage à partir du Lac des Outaouais, un vaste plan d'eau sauvage en territoire forestier, au nord de la région de l'Outaouais, à la source de la rivière. 

Les deux hommes ont accompli les premiers 350 km ensemble, mais le reste du voyage se fait désormais en solitaire pour Paul.

Lorsque vous lirez ces lignes, Paul Gauvreau sera rendu au Témiscamingue et aura accompli plus de 600 km, soit environ la moitié de son périple qui devrait se terminer à la fin août. 

Au sommaire de cette épreuve physique jusqu'à maintenant ? Sept barrages hydro-électriques (il en reste sept autres), 26 sessions de portage et 42 rapides traversés. La deuxième moitié de l'odyssée devrait être un peu moins agitée, estime le principal intéressé. 

Le tout se fait généralement à coup de 30 km par jour avec quelques journées magiques à 40 km et plus, dépendant des conditions.

Et avec ça au programme : des paysages sauvages d'une rare beauté, mais aussi des insectes piqueurs, un chavirage et une foulure du poignet qui a forcé notre homme à prendre quelques jours de répit.  

Et pour joindre l'utile à l'agréable, on a décidé de verser au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine de Montréal l'équivalent en argent du nombre de kilomètres franchis, soit 12 710 $. 

Il y a 18 ans, l'hôpital en question entreprenait une délicate chirurgie cardiaque auprès de la petite Marie-Sol, la fille de Paul et Véronique, pour refermer un trou au coeur de 13 mm dont avait hérité l'enfant en naissant ; une malformation. Aujourd'hui, sa fille est en pleine santé et Paul a décidé de redonner, à sa façon, à l'institution à qui sa famille doit tant. 

Jusqu'à maintenant, 25 % de l'objectif a été atteint, soit plus de 3000 $.

Paul reprendra le boulot au casino en novembre.

Pour contribuer à cette cause : decouvertedelarivieredesoutaouais.com/fondation-st-justine




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