Bikinis et compassion

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Chaque année, HOPE Volleyball Summerfest verse ses revenus à six nouveaux organismes sans but lucratif.

Martin Roy, Le Droit

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La plage de la baie Mooneys de la Promenade Riverside à Ottawa a été envahie, samedi, par près de 10 000 volleyeurs répartis en 1032 équipes sur 86 terrains.

Au programme : une journée de soleil... caritative dans le cadre de la 35e édition du HOPE Volleyball Summerfest, une oeuvre de bienfaisance qui, chaque année, verse ses revenus à six nouveaux organismes sans but lucratif. Les OSBL doivent attendre au moins trois ans avant de participer de nouveau au festival. 

Cette année, les 150 000 $ recueillis seront distribués entre les organismes suivants : Les Bergers de l'espoir, le Centre d'aide aux agressées sexuelles d'Ottawa, Dress for Success Ottawa (qui vient en aide aux femmes qui veulent se lancer en affaires), Logement communautaire Ottawa, la fondation Waupoos (un organisme offrant des vacances d'été à coût minime) et Children at Risk (pour les troubles du spectre autistique chez les enfants).

Au centre de toute l'attention : 162 ballons de volleyball qui se sont fait malmener par des joueurs répartis en trois catégories : une classe corporative, une autre de compétition et une dernière purement récréative.

HOPE (pour Helping Other People Everywhere) encaisse ses recettes des joueurs et entreprises qui doivent payer pour participer au festival, reçoit également des dons et empoche des profits issus de la vente de breuvages dans les kiosques. D'ailleurs, l'on s'attendait à écouler 52 200 canettes de breuvages de tous genres au cours de cette journée splendide fort chaude et humide.

Le coeur sur la main

Mais au coeur de toute cette organisation désormais bien huilée, 800 bénévoles s'activent derrière les rideaux pendant que des milliers de personnes s'amusent au soleil, dont notamment la jeune italo-canadienne Ciana Canci, responsable de la logistique et des médias sociaux au Volleyball Summerfest. Dans son cas, elle est à la fois bénévole et, en quelque sorte, bénéficiaire, car sa participation, l'an dernier, fut révélatrice pour elle. Durant l'exposé de présentation du responsable de l'une des oeuvres caritatives inscrites au programme, Do It For Daron, l'étincelle alluma la mèche. 

En novembre 2010, la toute jeune Daron Richardson, 14 ans, s'enlevait la vie. Son père, assistant-entraîneur pour les Sénateurs d'Ottawa, et son épouse décidèrent de canaliser leur douleur en fondant un organisme ciblant spécifiquement les problèmes mentaux chez les jeunes. Pour Ciana, dépressive et anxieuse, ce fut l'élan qui lui manquait pour aller parler de ses problèmes à un médecin. Aujourd'hui, des médicaments adéquats et une psychothérapie permettent de rendre sa vie plus facile.

Samedi, à la clôture de l'événement, près de 20 000 personnes étaient venues s'éclater au HOPE Volleyball Summerfest.




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