Pas facile de trouver une chambre

Dans certains hôtels, le tarif d'une nuitée pour... (Courtoisie)

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Dans certains hôtels, le tarif d'une nuitée pour cette fin de semaine qui risque de battre des records d'achalandage dans la région est quasi le double en comparaison avec d'autres week-ends de la belle saison, selon une mini-enquête effectuée par Le Droit.

Courtoisie

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D'un côté de la rivière comme de l'autre, dénicher une chambre d'hôtel le soir de la Fête du Canada relève presque de l'exploit en cette année des festivités du 150e anniversaire de la Confédération. Et ceux qui réussissent à le faire doivent se le tenir pour dit : ils devront délier les cordons de la bourse.

Dans certains hôtels, le tarif d'une nuitée pour cette fin de semaine qui risque de battre des records d'achalandage dans la région est quasi le double en comparaison avec d'autres week-ends de la belle saison, selon une mini-enquête effectuée par Le Droit. 

Afin de savoir s'il y avait flambée des prix à l'occasion des célébrations du 1er juillet, les tarifs de 12 hôtels d'Ottawa et de Gatineau pour héberger une famille de deux adultes et deux enfants ont été vérifiés par l'entremise d'appels téléphoniques ou via le web, et ce pour trois dates distinctes (les samedis 17 juin, 1er juillet et 29 juillet).

Force est de constater que dans de nombreux cas, certains établissements comme le Ramada Plaza Manoir du Casino offrent une telle chambre à 499 $ la nuit de la Fête du Canada, le triple du tarif en vigueur deux semaines plus tôt (169 $). Autre exemple : une nuitée au Westin Ottawa, à deux pas de la colline parlementaire, coûte 60 % plus cher le 2 juillet comparativement à la mi-juin. Dans les deux hôtels, le tarif est ensuite en forte baisse à la fin juillet, variant entre 199 $ et 279 $. 

Signe qu'un flot de touristes s'amènera dans la région de la capitale nationale, la quasi totalité des hôtels qui ont fait l'objet de notre test affichent complet le 1er juillet. Quelques établissements n'ont également plus de chambres disponibles la veille ou le lendemain. Autre constatation : plusieurs hôtels exigent de la part de la clientèle un séjour d'un nombre minimal de nuitées avant d'effectuer toute réservation pour cette longue fin de semaine lors de laquelle l'unifolié sera omniprésent. C'est le cas entre autres de l'Embassy Hôtel & Suites, dans le centre-ville d'Ottawa. 

L'industrie hôtelière se défend bien d'augmenter les prix délibérément en ces temps de célébration, rappelant que tout part du principe de l'offre et de la demande. 

« C'est normal. Nous ne sommes pas différents des autres secteurs d'affaires qui gèrent des inventaires, telles que les compagnies aériennes. C'est la façon de fonctionner. Je donne souvent l'exemple des terrains de golf aussi : le prix ne sera pas le même selon si vous allez jouer un samedi matin ou un lundi après-midi. [...] La manière de procéder pour les hôtels, dépendant des compagnies, c'est qu'ils reçoivent une alerte chaque fois qu'un niveau quelconque de taux d'occupation est dépassé, et les tarifs augmentent au fur et à mesure », affirme le président de l'Association des hôtels d'Ottawa et de Gatineau, Steve Ball, ajoutant que le mois de mai n'a pas été très fructueux pour le milieu en raison du temps pluvieux.

Un samedi

Rappelant que la Fête du Canada a lieu cette année un samedi, facteur dont va tirer profit le milieu hôtelier, M. Ball soutient que plusieurs hôtels ont encore des chambres disponibles même si elles se font inévitablement plus rares de jour en jour. 

« Certains hôtels ont réservé plus de chambres qu'ils n'en ont, sachant que des gens finissent par annuler leur réservation », dit-il, faisant ainsi directement référence à la stratégie de la surréservation, dénoncée par plusieurs consommateurs.




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