Vitesse sur Lorrain: plaidoyer pour la sécurité

Près de 200 personnes ont pris part lundi... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Près de 200 personnes ont pris part lundi à une marche en souvenir d'Élizabeth Graham-Welton.

Patrick Woodbury, Le Droit

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« Faites attention à nos enfants ». 

Le message sur les pancartes était on ne peut plus clair et destiné aux automobilistes circulant sur le boulevard Lorrain à Gatineau par les quelque 200 personnes qui ont pris part lundi en fin de journée à une marche en souvenir d'Élizabeth Graham-Welton, cette adolescente morte il y a un an à l'âge de 13 ans après avoir été frappée par une automobile alors qu'elle s'apprêtait à traverser le boulevard Lorrain à l'angle du chemin de Chambord.

De nombreuses jeunes familles ont pris part à la marche qui a notamment emprunté sous escorte policière la rue de Roberval, le chemin de Chambord et le boulevard Lorrain. Les marcheurs se sont arrêtés à l'intersection de Lorrain et de Chambord, lieu de la tragédie, pour y déposer des bouquets de fleurs.

Les citoyens réclament du ministère des Transports du Québec (MTQ) une réduction de la limite de vitesse de 70 km/h à 50 km/h ainsi qu'une reconfiguration de l'artère dans le secteur, le même où une motocycliste de 51 ans a perdu la vie la semaine dernière après avoir été percutée par une voiture venant en sens inverse. 

Un plan est en place au MTQ pour des modifications en 2018, mais les résidents veulent des mesures temporaires immédiates pour assurer la sécurité en attendant que les travaux soient effectués.

« Il n'y a pas d'endroit sécuritaire pour traverser pour les cyclistes et les piétons. Il n'y a rien, il n'y a pas d'arrêt, il n'y a pas de traverse piétonnière, il n'y a pas de feux de circulation. Ça limite beaucoup nos enfants du quartier qui veulent aller voir leurs amis à l'extérieur du quartier », a expliqué Sarah Graham, la mère d'Élizabeth.

« Il est évident qu'avec un boulevard aussi passant et des maisons alentour, on a des jeunes qui rentrent chez eux, on a des jeunes qui sont amenés à traverser ce boulevard. Rien n'est fait pour que les résidents qui habitent sur ce boulevard puissent y accéder sécuritairement », a expliqué Judith Dhérin, présidente de l'Association des résidents de Bellevue-Nord. 

« C'est notre priorité qu'on puisse se déplacer sur le boulevard Lorrain de façon sécuritaire sans crainte d'être frappé par une voiture ou un camion, et que nous enfants puissent emprunter ce chemin qui est l'un des rares accès à notre quartier », a-t-elle ajouté.

La conseillère du district de Bellevue, Sylvie Goneau, a indiqué que les citoyens ont besoin d'être rassurés et plaide pour que les lieux soient sécurisés.

« Il n'y a pas juste l'intersection (Lorrain/de Chambord) qui est problématique. Il y a des accidents partout sur le tronçon urbain du boulevard Lorrain entre l'autoroute 50 et le chemin Saint-Thomas », a-t-elle souligné.

L'ancien porte-parole de la police de Gatineau et candidat aux élections municipales dans le district de Bellevue, Pierre Lanthier, a pris part à la marche. Il a travaillé sur le dossier l'année dernière alors qu'il était toujours policier.

« Quand les gens conduisent, l'important est de regarder devant eux. Quand on voit des gens marcher sur le bord de la chaussée, il faut toujours prévoir ce qu'ils peuvent décider de faire. Vont-ils décider de traverser soudainement ? Il faut toujours penser à ça », a-t-il analysé.

La conductrice dans cette tragédie a été tenue non responsable de l'accident.




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