La ferme Moore, le «joyau» de Gatineau

Le Centre d'écologie et d'agriculture urbaine de la... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

Agrandir

Le Centre d'écologie et d'agriculture urbaine de la ferme Moore est situé sur le boulevard Taché, à Gatineau.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Tout le monde en parle maintenant comme d'un « joyau » de la ville de Gatineau et de la région.

Dans le cadre des célébrations du 150e du pays, le Centre d'écologie et d'agriculture urbaine de la ferme Moore, boulevard Taché, est reconnu comme l'un des 10 Pavillons de la Confédération de la Commission de la capitale nationale (CCN). 

Depuis son ouverture il y a deux ans, le Centre situé sur la ferme Moore est devenu une destination très fréquentée, en plus d'être désormais une référence en agriculture urbaine et en développement durable à la ville de Gatineau. Cette désignation devrait permettre d'attirer encore davantage les regards des touristes et des citoyens de la région.  

« Lorsque nous avons discuté du bail avec la CCN, il avait alors été question de faire de la ferme Moore un des pavillons reconnus pour le 150e. Nous avons accepté sans trop savoir dans quoi on s'engageait. Cet échéancier nous a obligé de prendre les bouchées doubles », a souligné Claude Sirois, un des fondateurs du projet de la Ferme Moore.

Au cours de l'été, une longue série d'activités sont prévues, incluant des fêtes champêtres, conférences, fouilles archéologiques, visites guidées des jardins au rucher-école urbain Apicentris et des jardins de production de MosaïCanada 150, des camps d'été pour les jeunes de 8 à 12 ans, des concerts, sans oublier le café-bistro-boutique. Une exposition sur l'histoire de la ferme Moore et sur le frère Marie-Victorin, botaniste et fondateur du Jardin botanique de Montréal, sera aussi au programme.

Un « modèle » 

Le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson, ne tarit pas d'éloges à l'endroit des citoyens qui ont réussi à redonner vie à la ferme Moore, et en parle comme d'un modèle de réussite partout où il va. 

« Le Centre est une belle réussite et c'est ce genre de projet que nous recherchions à la CCN. Grâce au travail et aux efforts des citoyens impliqués, il est devenu un modèle d'agriculture urbaine durable », a indiqué M. Kristmanson.

Les trois autres pavillons du 150e situés du côté québécois sont le Pavillon des auteurs (la Maison Charron au parc Jacques-Cartier), le Pavillon de l'architecture moderne (la maison Strutt, chemin de la Montagne dans le Parc de la Gatineau), et le Pavillon Canadiana (Maison O'Brien au Lac Meech). 

« Le testament a sauvé la ferme »

« Dans les années 90, il y avait beaucoup de pression pour faire du développement immobilier sur la ferme. Mais grâce aux avocats et au testament de Virginia Parker-Moore qui l'a légué au gouvernement du Canada, il a été possible de la sauver » a raconté le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, un ami de Claude Sirois avec lequel il parlait d'une relance à la ferme Moore il y a plus 25 ans. Lawrence Cannon, son ancien voisin alors conseiller municipal gatinois, avait appuyé ce projet dès le départ, a-t-il rappelé.

« C'est fantastique. Le projet donne aux jeunes une belle occasion de connaître l'agriculture », a indiqué le conseiller municipal gatinois Jocelyn Blondin, qui a consacré 50 000 $ de son budget discrétionnaire, « le meilleur investissement que j'ai fait dans le quartier », a-t-il commenté.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer