Après l'arrivée du train léger, diminution des autobus au centre-ville

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Une entente entre OC Transpo, la STO, ainsi que les villes d'Ottawa et de Gatineau offre une piste pour l'arrimage du transport en commun au centre-ville d'Ottawa.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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L'arrivée de la Ligne de la Confédération du train léger en 2018 viendra modifier de façon importante la présence des autobus de la Société de transport de l'Outaouais (STO) dans le centre-ville d'Ottawa. Dès la mise en service du nouveau système d'OC Transpo, il n'y aura plus aucun circuit qui passera sur les rues Wellington et Rideau, entre Bank et Waller.

Après des mois de négociations, la STO, la Ville de Gatineau et la Ville d'Ottawa ont conclu une entente de cinq ans, valide de 2018 à 2023, qui a été présentée aux médias vendredi.

Les quelque 12 000 usagers de la STO qui traversent la rivière chaque jour ne remarqueront « aucun changement aux parcours dans Gatineau », puisque « tout se passe dans le centre-ville d'Ottawa », souligne le transporteur public. Le nombre de voyages en direction de la capitale restera le même, mais le tracé sera modifié vers le sud afin d'utiliser les rues Albert et Slater, jusqu'à la rue Waller, près du Centre Rideau. D'autres lignes seront écourtées et effectueront une boucle en utilisant les rues Lyon, Slater, Bank et Wellington.

L'arrivée de la Ligne de la Confédération du train léger en 2018... (Courtoisie) - image 2.0

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L'entente prévoit que « tous les circuits de la STO vers le centre-ville d'Ottawa permettront de faire la liaison avec la Ligne de la Confédération de l'O-Train, à la station Lyon ». « La plupart des circuits de la STO en période de pointe » permettront aussi une liaison avec le train léger, à la station Parlement.

Le président de la STO, Gilles Carpentier, a indiqué que les changements permettront à la STO de se rapprocher « des pôles d'emploi ». Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait savoir que dans 73 % des cas, il y aura donc « une réduction du temps de transport ». Pour la majorité des autres usagers, ce sera « le statu quo ». Ce sont surtout les usagers se dirigeant vers le Centre Rideau qui vivront les conséquences de ces modifications.

Une réduction du temps de marche découlera des changements apportés pour les usagers se rendant à l'Université d'Ottawa et dans l'ouest du centre-ville. La STO prévoit aussi « intensifier progressivement le rabattement » vers le Pré Tunney. Les ponts du Portage, Alexandra et Macdonald-Cartier continueront d'être empruntés par les véhicules de la STO.

L'arrivée de la Ligne de la Confédération du train léger en 2018... (Courtoisie) - image 3.0

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Les droits de transport de la STO continueront d'être acceptés sur le réseau d'OC Transpo, que ce soit à bord des autobus ou du train léger. La carte à puce Multi sera compatible avec les lecteurs des stations de l'O-Train.

L'arrivée du tunnel du train léger et la nouvelle configuration des lignes de la STO permettront de soulager des secteurs névralgiques du centre-ville de la présence des autobus. Sur la rue Wellington, entre les rues Bank et O'Connor, il n'y en aura plus un seul, alors qu'il y en a actuellement 1722 chaque jour. Les autobus disparaîtront également sur la rue Albert, entre les rues Kent et Lyon. Ailleurs dans le centre-ville, la réduction variera entre 39 % et 94 %, selon les endroits.

L'entente, conclue « à coût nul » pour chacune des parties, prévoit par ailleurs que la Ville d'Ottawa sera responsable de procéder à divers aménagements le long des artères qui seront nouvellement utilisées par les autobus de la STO. Il pourrait s'agir de voies réservées, d'une priorité accordée aux autobus aux feux de circulation et d'ajustements aux cycles des feux de signalisation.

«Une entente où tout le monde gagne»

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Tout sourire aux côtés de son homologue ottavien Jim Watson, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pas hésité à qualifier la signature de l'entente d'arrimage entre les réseaux de transport en commun de «moment historique dans l'histoire» des deux villes.

Patrick Woodbury, Le Droit

Tout sourire aux côtés de son homologue ottavien Jim Watson, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pas hésité à qualifier la signature de l'entente d'arrimage entre les réseaux de transport en commun de «moment historique dans l'histoire» des deux villes.

«Ça fait longtemps que des deux côtés de la rivière, [...] on parle d'un rapprochement dans toutes sortes de domaines avec la Ville d'Ottawa et qu'on parle de travailler encore plus ensemble, notamment dans le domaine du transport en commun», a souligné vendredi M. Pedneaud-Jobin.

La collaboration entre les deux villes ne s'arrêtera pas là. «En plus de la nouvelle desserte au centre-ville d'Ottawa, en plus de l'arrimage au train léger et de l'optimisation des déplacements interprovinciaux, l'entente entre les deux villes prévoit la création d'un groupe conjoint de planification et de coordination» afin de «vraiment penser le transport en commun comme dans une région métropolitaine, ce que nous sommes», a dit le maire de Gatineau.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, estime que «cette entente profitera aux usagers des deux côtés de la rivière» et aidera à réduire la congestion dans le centre-ville. «On ne voulait pas simplement enlever tous nos autobus de la route pour qu'ils soient remplacés par des autobus de la STO, a-t-il dit. C'est le défi auquel on faisait face.»

Maxime Pedneaud-Jobin affirme lui aussi que «c'est une entente où tout le monde gagne».

L'utilisation éventuelle du pont Prince-de-Galles afin de permettre à l'O-Train de traverser sur la rive québécoise jusqu'à la station Taché-UQO du Rapibus demeure «une priorité» pour Ottawa, a mentionné Jim Watson, en soulignant qu'un tel projet ne pourra toutefois pas se concrétiser sans une aide financière du gouvernement fédéral.




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