Deuxième journée au ralenti

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L'état de plusieurs infrastructures routières dans les quartiers de Gatineau les plus touchés par les inondations commence à se dégrader.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Gatineau roulera encore au ralenti mardi. Les bureaux des gouvernements du Québec et du Canada situés en sol gatinois seront à nouveau fermés en raison des inondations et de l'incertitude entourant la réouverture de l'autoroute 50. De nombreuses écoles ainsi que plusieurs édifices municipaux resteront aussi fermés pour alléger le réseau routier.

En plus de fermer ses bureaux gatinois, le gouvernement fédéral demande aux fonctionnaires devant traverser l'un des ponts interprovinciaux pour se rendre au travail de ne pas se déplacer mardi. La Société de transport de l'Outaouais continue pour sa part à offrir son service gratuitement.

Les centres de services de la Ville de Gatineau, les bibliothèques municipales, les arénas et la Maison du citoyen, à l'exception de la cour municipale, seront fermés, mardi.

Dans le réseau scolaire, ce sera une deuxième journée de fermeture complète pour les commissions scolaires des Portages-de-l'Outaouais et des Draveurs, les collèges Saint-Alexandre et Saint-Joseph, le Cégep de l'Outaouais, le Cégep Héritage et le campus gatinois de l'Université du Québec en Outaouais.

À la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, tous les établissements seront ouverts, mardi.

Autoroute 50

L'autoroute 50 en direction ouest était encore complètement fermée entre le boulevard de la Gappe et la rue Montcalm en soirée, lundi. Les travaux de rehaussement de la chaussée effectués dimanche et lundi n'avaient toujours pas donné les résultats escomptés.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) travaillait lundi au rehaussement de la digue permettant de retenir les eaux en bordure de l'autoroute et à l'assèchement du remblai temporaire, dans l'espoir de rouvrir rapidement ce lien routier névralgique. « Les gens doivent prévoir des voies alternatives », indiquait lundi le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis.

La Ville d'Ottawa a pour sa part annoncé en soirée que la route 174 a été fermée dans les deux directions, jusqu'à nouvel ordre, entre le chemin Trim et la rue Cameron en raison de l'érosion du sol le long de la chaussée.

L'état de plusieurs infrastructures routières dans les quartiers de Gatineau les plus touchés par les inondations commence aussi à se dégrader.

« On sait qu'il y a eu des affaissements de chaussées à certains endroits, notamment dans le secteur de la rue Hurtubise et du Fer-à-Cheval, a indiqué le maire, Maxime Pedneaud-Jobin. On sait aussi que tout l'aménagement sur la rue Jacques-Cartier sera à refaire. C'est encore difficile à évaluer parce que tout est sous l'eau présentement, mais il y aura énormément de nettoyage à faire. »

La Ville garde aussi un oeil attentif sur les risques de glissement de terrain dans les zones inondées. Le maire affirme que des équipes géotechniques s'affairent présentement à cartographier les endroits les plus à risque. 

Les Gatinois ne doivent pas s'imaginer que la situation actuelle se résorbera rapidement, souligne le maire. Les zones inondées vivront des moments difficiles pour encore plusieurs semaines, voire des mois. L'eau devrait se retirer lentement. Les opérations nettoyage seront aussi longues et ardues. « Nous en avons pour plusieurs mois, dit le maire. Les impacts sur les ressources municipales seront immenses. [...] Plusieurs activités municipales sont et seront retardées. Nos cols bleus seront ensuite grandement sollicités pour le nettoyage. »

La Ville de Gatineau, en collaboration avec la Croix-Rouge, évalue aussi la possibilité de mettre sur pied un centre d'hébergement pour faire face à l'augmentation du nombre d'évacuations. Le modèle précis n'a pas encore été déterminé, mais il semble qu'il y a de moins en moins de chambres d'hôtel disponibles dans la région pour accueillir les sinistrés. Il apparaît maintenant évident que de nombreux citoyens évacués ne pourront pas regagner leur domicile avant plusieurs jours ou plusieurs semaines.

Avec Mathieu Bélanger, 

Julien Paquette et Paul Gaboury




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