De plus en plus d'évacués

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Mardi, les pompiers ont rencontré les résidents de 44 rues inondées sur le territoire de la Ville de Gatineau

Patrick Woodbury, Le Droit

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Crue historique en Outaouais
Crue historique en Outaouais

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Les pompiers de Gatineau ont parcouru mardi 44 rues des zones inondées afin d'offrir conseils et aide aux résidents souhaitant évacuer leurs résidences, alors que la crue des eaux continue de faire des siennes pour une deuxième fois en autant de semaines. Sur les quelque 230 résidences visées par une mesure d'évacuation volontaire et préventive, 37 personnes ont choisi de quitter leur domicile.

Les Gatinois demeurant dans les zones touchées par la crue des eaux ne sont pas au bout de leur peine. « La situation a beaucoup évolué à partir de [lundi] soir, a fait savoir le maire, Maxime Pedneaud-Jobin, mardi après-midi. [...] On peut dire que dans tout le secteur Gatineau, on a déjà dépassé de façon très nette tout ce qu'on avait vécu il y a dix jours. »

De nombreuses rues sont totalement fermées à la circulation, tandis que d'autres sont réservées à la circulation locale. Le ministère des Transports du Québec a fermé pour une durée indéterminée la bretelle de sortie de l'autoroute 50 vers la rue Saint-Louis en raison de l'accumulation d'eau sur la chaussée.

Même si la situation ne va pas en s'améliorant, les évacuations forcées ne sont pas au programme, à ce stade-ci, pour les autorités municipales gatinoises.

« Il faut qu'il y ait un risque imminent pour la sécurité des gens, comme un glissement de terrain ou un effondrement de maison, a expliqué le maire. Si les gens décident de rester chez eux même si l'accès se fait juste par l'eau, c'est leur choix. C'est vraiment le citoyen qui décide. »

Selon la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais, le niveau de l'eau devrait grimper de 13 à 15 centimètres au cours des prochains jours dans les secteurs de Fort-Coulonge, Gatineau et Thurso. Avec l'ouverture des valves du barrage Mercier, en Haute-Gatineau, et la pluie reçue lundi, une pointe devrait être observée jeudi en matinée, a indiqué la directrice générale de la Ville, Marie-Hélène Lajoie. Si le « pire scénario » météorologique se confirme pour la fin de semaine, « il pourrait y avoir une deuxième pointe dimanche ou lundi », a-t-elle fait savoir.

Navettes

La conseillère du district de Bellevue et candidate à la mairie Sylvie Goneau, a réclamé mardi des navettes pour les quelque 80 résidences du boulevard Hurtubise situées à l'est de la rue Campeau, afin de permettre aux citoyens de demeurer chez eux. Cette section est totalement fermée à la circulation. Même les véhicules d'urgence n'y ont plus accès. Seule la navigation y est possible.

« Si on est capable d'avoir des pompiers qui se promènent en bateau à 4 h 30 pour dire aux gens qu'on ferme la rue, je pense qu'on est capable d'avoir des gens, minimalement, qui sont capables d'aller chercher, une ou deux fois par jour, certains citoyens pour venir chercher une pinte de lait », estime Mme Goneau

Le directeur adjoint du Service de police, Luc Beaudoin, a fait savoir que l'option d'une telle navette n'est pas envisageable. 

« La rue va demeurer fermée, a-t-il dit. (...) On a vérifié l'infrastructure routière, l'état de la route, et le service de police, en collaboration avec les travaux publics et le service des incendies, a convenu de maintenir la rue fermée. Donc la navette n'ira pas sur Hurtubise Est. »

Les autorités peuvent aider les résidents de ce secteur qui souhaitent être évacués, en les transportant par bateau jusqu'à la terre ferme, d'où un autobus peut les transport jusqu'au centre d'aide aux sinistrés.

Un deuxième centre a d'ailleurs été ouvert, mardi, dans l'ancien hôtel de ville de Masson-Angers, entre autres pour desservir les résidents du chemin du Fer-à-Cheval.

Les citoyens seront indemnisés, assure le ministre

Québec va indemniser les citoyens touchés par les inondations un peu partout au Québec selon les barèmes des programmes, a confirmé mardi le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. « C'est une grosse année du côté des inondations », a dit M. Coiteux.

Bien que les crues de 2017 ne battent pas le triste record de 1974, la situation actuelle est « exceptionnelle et inhabituelle », a souligné le ministre.

Il a aussi demandé à la population d'être patiente. La situation peut encore s'aggraver avant de revenir à la normale, a-t-il dit, considérant qu'il va encore pleuvoir cette semaine.

« Je comprends la situation, ce n'est pas drôle, mais il faut demander aux citoyens d'être un peu patients, parce que je pense que les prochains jours ne vont pas être des jours où ça va s'améliorer tout de suite », a-t-il dit.

Malgré tout, le ministre Coiteux a assuré que les autorités sont présentes, que les citoyens sont tenus informés de la situation.

« Il y aura la possibilité d'indemnisation pour les citoyens. Au ministère de la Sécurité publique, on a des programmes, il y a des normes qui sont établies », a dit le ministre.

Les citoyens sont informés de ce qu'ils pourraient réclamer, a-t-il ajouté, sans trop élaborer parce que « ce n'est pas nécessairement le temps de remplir des formulaires, mais c'est le temps de mettre des sacs de sable ».

Quant au ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, il affirme ne pas avoir eu de demande d'aide de Québec, mais se dit prêt à intervenir si c'est le cas.

Avec La Presse canadienne




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