Une cliente du Rialdo de Maniwaki obtient 6000$ après une vilaine chute

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Un femme qui a fait une chute dans un restaurant de Maniwaki a reçu 6000$ en dommage. Le juge a donné partiellement raison à la plaignante qui avait présenté une réclamation de 15 000$.

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Un restaurant de Maniwaki et son assureur ont été condamnés à verser plus de 6000 $ à une cliente ayant été victime d'une vilaine chute en trébuchant dans une patte d'un trépied d'écran.

Dans une décision rendue le 24 février dernier par le juge Serge Laurin, la Cour du Québec donne partiellement raison à Isabelle Lauriault, qui avait présenté une réclamation de 15 000 $ aux petites créances. Mme Lauriault s'est blessée en mai 2015, dans l'une des salles de réception du restaurant Le Rialdo.

« En revenant dans la salle à dîner, elle s'enfarge dans une des pattes du trépied d'un projecteur situé derrière sa chaise, lit-on dans la décision. Mme Lauriault admet qu'elle avait aperçu le projecteur, mais en revenant dans la salle à dîner, elle s'enfarge dans la patte, tombe au sol, se cogne la tête et perd connaissance. »

La cliente a notamment été traitée pour des contusions ressemblant à celles qu'aurait pu causer un coup de poing à l'oeil. Un médecin déclare une incapacité complète d'une semaine.

Mme Lauriault a soutenu que « Le Rialdo n'a pas placé le projecteur à un endroit sécuritaire et qu'il n'y avait pas suffisamment d'espace entre le trépied et la chaise ». Les parties défenderesses ont part fait valoir que la cliente « avait aperçu le projecteur puisqu'elle avait déjà circulé à cet endroit et qu'elle aurait dû constater que le projecteur y était ».

Dans son analyse, le juge note que l'emplacement du trépied « fait en sorte que le danger n'est pas apparent, mais caché ». « Un restaurateur prudent et diligent, placé dans les mêmes circonstances, aurait laissé un plus grand espace de circulation entre les chaises et le mur, n'aurait pas entreposé un écran fermé, non utilisé, dont l'une des jambes dépasse sa largeur risquant de provoquer un accident à un client », poursuit-il.

Le juge a accordé à Mme Lauriault 988,44 $ pour les heures pendant lesquelles elle aurait pu travailler pendant sa période d'invalidité, 60 $ pour la production d'un rapport médical, de même que 5000 $ « pour douleur, perte de jouissance de la vie, troubles et inconvénients, préjudice esthétique temporaire et souffrance physique et morale ».




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