Vives tensions au conseil de Pontiac

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Le maire de la municipalité de Pontiac, Roger Larose, s'impatiente devant les absences répétées de conseillers.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Les hostilités qui marquent le présent mandat du conseil municipal de Pontiac ont repris de plus belle, cette semaine, alors qu'une autre rencontre a dû être annulée, mardi soir, puisque le quorum n'a pas été atteint.

Les élus de Pontiac n'ont pas réussi à se réunir en nombre suffisant depuis le 10 janvier dernier. Le conseil est dans une position difficile, puisque le conseiller Edward McCann a été jugé inapte à siéger en janvier dernier, en raison d'une infraction à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Un autre élu, Tom Howard, est en Floride jusqu'en avril.

Le maire Roger Larose s'impatiente puisque des résolutions doivent être adoptées pour payer des fournisseurs et des contractuels de la municipalité. Si les délais se prolongent, M. Larose soutient que la Ville pourrait être forcée de débourser des frais en intérêts.

L'attention de Roger Larose s'est rapidement tournée vers les deux conseillers qui se sont absentés lors des réunions de février et de mars, deux élus qui forment l'opposition depuis le début du mandat. Les sièges d'Inès Pontiroli et de Jean Amyotte étaient vacants lors des deux dernières rencontres et le maire les accuse de profiter de l'absence de M. Howard pour bloquer les opérations à l'hôtel de ville.

« On change les dates pour les accommoder et à la dernière minute, ils ne sont pas à la rencontre, affirme le premier magistrat de Pontiac. M. Amyotte, ça dépendait de la température. Son voisin a été capable de se rendre par contre. »

« S'ils continuent de fonctionner comme ça, j'espère qu'à la prochaine élection, les citoyens seront assez conscients pour nous voter des conseillers qui vont les représenter », ajoute le maire.

Inès Pontiroli et Jean Amyotte rejettent les allégations du maire Larose. Mme Pontiroli affirme que ce sont des « motifs personnels » qui l'ont forcé à rater les rencontres. Pour M. Amyotte, c'était plutôt un concours de circonstances, puisque son fils militaire le visitait en janvier et qu'il était en vacances pendant deux semaines en février. Plus tôt cette semaine, l'élu qui exerce toujours ses fonctions de chiropraticien a été retenu au travail.

« Dans mon domaine de pratique, quand il y a du verglas, d'habitude, je fais un petit peu d'overtime. »

Climat de tension

Pour Roger Larose, les conseillers Pontiroli et Amyotte sont récalcitrants et leur objectif est « juste de ralentir la municipalité ». Il soutient également avoir « tout fait pour essayer de travailler avec eux ».

« Quand a-t-il fait ça ? Je trouve ça effronté de sa part », rétorque Mme Pontiroli.

« Chaque fois qu'on pose des questions, il nous dit de se fermer la margoulette, poursuit Inès Pontiroli. Il nous demande de voter sur des résolutions, mais il ne nous donne pas les documents à l'appui. Ça marche pas de même. Dans mon premier mandat, quand je n'allais pas pendant une semaine chercher mon courrier, mon pigeonnier débordait. Maintenant, je peux rester un mois sans y aller et il n'est même pas au quart plein. »




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