Charlotte L'Écuyer dénonce le CISSSO

Charlotte L'Écuyer a dirigé le CLSC Pontiac de... (Archives, Le Droit)

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Charlotte L'Écuyer a dirigé le CLSC Pontiac de 1986 à 1995 et le Centre de santé de Pontiac de 1995 à 2003.

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« On vient de perdre l'âme de nos services de santé. » Voilà comment l'ancienne députée de Pontiac à l'Assemblée nationale, Charlotte L'Écuyer, analyse la centralisation des services vers la zone urbaine de l'Outaouais.

Dans une lettre acheminée au Droit, celle qui a représenté les électeurs de Pontiac de 2003 à 2014 ne se fait pas tendre à l'endroit de la réorganisation du réseau régional de la santé entamée avec la création du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), en 2015.

« Notre système de santé dans le Pontiac, qui avait développé son plein potentiel de services de santé de proximité, se voit graduellement dépouillé de ses services, écrit Mme L'Écuyer. À partir du moment où l'ensemble des cadres ont été transférés en milieu urbain, cadres ayant une formation et une expertise extraordinaire, qui tenaient au maintien des services de proximité et qui connaissaient les besoins de la population et la façon que doivent être organisés des services dans un milieu rural, c'est à ce moment-là que les services de proximité ont commencé à se dépersonnaliser et à dériver. »

Mme L'Écuyer dit avoir été interpellée par une personne lui demandant ce qu'il se passait. « On vient de perdre l'âme de nos services de santé », a-t-elle répondu.

L'ancienne députée, qui a dirigé le CLSC Pontiac de 1986 à 1995 et le Centre de santé de Pontiac de 1995 à 2003, estime que le Pontiac vit en ce moment « tout le contraire d'une vision du développement qui peut et doit être [soutenue], en partie, par nos grandes institutions ». 

« Plus on affaiblit notre système de santé, en envoyant les services de proximité vers la ville, plus on s'éloigne de l'orientation privilégiée par notre gouvernement d'avoir des services de proximité et de contribuer à la revitalisation du milieu rural », poursuit-elle. Elle conclut son message en offrant son appui au groupe La Voix du Pontiac, « ce mouvement populaire qui comprend que, par l'imposition de frais de stationnement à notre petit hôpital communautaire, le CISSSO fait fi des besoins des citoyens du Pontiac ».

La tarification du stationnement à l'Hôpital de Shawville, qui doit entrer en vigueur le 1er mars, est également dénoncée par les associations de Québec solidaire (QS) en Outaouais. « Comment peut-on invoquer l'uniformité pour imposer des frais 'comme partout ailleurs' alors qu'au niveau des services, ce ne sont que des pertes qui sont notées ?, s'interrogent les représentants régionaux de QS, qui demandent la révision d'une politique «qui, en bout de ligne, pénalise et appauvrit les citoyens et les patients de Shawville et du Pontiac».




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