Le parrainage privé, une expérience des plus enrichissantes

Waleed, le père de famille, en compagnie de... (Martin Roy, Le Droit)

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Waleed, le père de famille, en compagnie de sa petite fille, Ayah, souhaite se trouver un travail dans le secteur de la construction

Martin Roy, Le Droit

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Un groupe de parrainage d'une famille syrienne a célébré samedi soir à Gatineau le premier anniversaire de son arrivée en sol canadien. La fête revêtait un caractère spécial puisqu'une des membres de la famille Al Salman, une petite fille, est née ici au Canada, il y a cinq mois.

C'est l'auteure Andrée Poulin, de Gatineau, qui a organisé le parrainage privé des Al Salman. Le parrainage est une expérience de vie formidable, a-t-elle souligné.

« Ça nous enrichit énormément. On en retire beaucoup. On a appris des choses, on découvre la culture syrienne et ils nous ont fait des repas syriens. On ne fait pas juste donner, on reçoit aussi », a-t-elle raconté.

Au noyau initial de 12 familles de la région de la capitale qui ont amassé l'argent nécessaire pour aider financièrement les Al Salman, et qui se sont engagées envers la famille pendant un an, se sont greffés de nombreux bénévoles et des immigrants parlant l'arabe qui se sont consacrés à diverses tâches, comme le tutorat du français et des démarches administratives, pour aider cette jeune famille de six à s'intégrer dans son nouvel environnement à Gatineau. 

« Le suivi qu'il a fallu faire pour les aider à s'installer fut énorme », a précisé Mme Poulin.

« Mais ce dévouement intense en valait la peine », a-t-elle ajouté.

« On les a amenés au musée, on les a amenés glisser, on les a amenés à la cabane à sucre, on les a amenés à la piscine, ils sont venus dans nos maisons, on a fait un repas de Noël avec eux. Tout ça a fait en sorte que leur apprentissage du français a été beaucoup plus accéléré. Ils connaissent des Canadiens, ils ont des amis canadiens. Ça va faciliter énormément leur intégration dans la société canadienne », a indiqué Mme Poulin.

Mme Poulin trouve difficile de voir des centaines de familles syriennes parrainées par le gouvernement fédéral, car, a-t-elle indiqué, « elles n'ont pas l'appui et l'encadrement que les membres de la famille Al Salman ont eus avec douze familles canadiennes qui s'occupent d'elle ». Elle exhorte le fédéral et la Ville de Gatineau à s'impliquer davantage.

« Imaginez les familles qui n'ont pas de parrainage, qui sont très isolées. Logistiquement et psychologiquement, c'est très dur », a-t-elle expliqué. 

La famille Al Salman a passé un an et demi dans un camp de réfugiés en Jordanie, après avoir traversé à pied la frontière jordano-syrienne, avant de recevoir un appel pour venir s'établir au Canada.

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