Calgary surpasse Ottawa-Gatineau

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Ottawa-Gatineau vient de se faire déclasser par Calgary dans le palmarès des régions métropolitaines de recensement (RMR) les plus peuplées au pays, selon les plus récentes données de Statistique Canada.

Selon les informations recueillies dans le cadre du dernier recensement de 2016, la RMR d'Ottawa-Gatineau comptait 1 323 783 habitants en 2016, ce qui la classe au cinquième rang des RMR les plus populeuses au pays.

Calgary s'est hissée au quatrième rang, auparavant détenu par Ottawa-Gatineau, avec une population de 1 392 609 habitants en 2016.

Statistique Canada souligne d'ailleurs que « c'est dans cinq RMR situées dans les provinces des Prairies que la population s'est accrue le plus rapidement de 2011 à 2016 ». Calgary arrive en tête avec une croissance de 14,6 %. Suivent Edmonton (13,9 %), Saskatoon (12,5 %), Regina (11,8 %) et Lethbridge (10,8 %).

Ottawa-Gatineau se fait talonner par Edmonton, qui occupe le sixième rang des RMR le plus peuplées du pays avec à peine 2357 habitants de moins que la région de la capitale fédérale.

Alors que la croissance démographique a pris de la vitesse dans l'ouest du pays, un ralentissement a été enregistré dans la RMR d'Ottawa-Gatineau. Entre 2006 et 2011, la région avait vu sa population croître de 9 %, un rythme qui s'est limité à 5,5 % entre 2011 et 2016.

Du côté ontarien de la rivière des Outaouais, Statistique Canada a dénombré 991 726 habitants en 2016, une hausse de 5,9 % par rapport à 2011. Pour le territoire de la ville d'Ottawa uniquement, un peu plus de 934 000 résidents ont été enregistrés lors du dernier recensement. Sur la rive québécoise, la RMR comptait 332 057 habitants en 2016, une hausse de 4,4 % par rapport à 2011. Dans le lot, 276 245 ont déclaré demeurer à Gatineau.

Un nouveau cap

Le Canada a pour sa part franchi le cap des 35 millions d'habitants en 2016. « Au jour du recensement, le 10 mai 2016, 35 151 728 personnes ont déclaré vivre au Canada », a dévoilé mercredi Statistique Canada.

La population du Québec a pour sa part franchi pour la première fois la barre des huit millions d'habitants, mais le poids démographique de la province au sein du Canada continue de reculer au fur et à mesure que la population se déplace vers l'ouest.

Au jour du recensement, le 10 mai 2016, le Québec comptait 8 164 361 habitants. Entre 2011 et 2016, la population du Québec a enregistré une croissance de 3,3 %, ce qui est inférieur à la moyenne nationale de 5 %.

En 1966, plus du quart de la population (28,9 %) résidait au Québec. Quarante ans plus tard, cette proportion est passée à 23,2 %.

L'Ontario comptait pour sa part 13 448 494 habitants en 2016, une hausse de 4,6 % par rapport à 2011.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province à afficher un déficit démographique. Entre 2011 et 2016, la population y a fléchi de 0,5 %.

Les trois RMR les plus peuplées au Canada demeurent Toronto, Montréal et Vancouver, qui sont le lieu de résidence de plus du tiers (35,5 %) des Canadiens. Toronto arrive première avec ses 5 928 040 habitants, suivie de Montréal qui dépasse maintenant la barre des quatre millions d'habitants.

Et la palme va à... Lochaber-Partie-Ouest

La municipalité de Lochaber-Partie-Ouest, dans la Petite-Nation, a su se hisser au sommet des subdivisions ayant connu la plus forte croissance démographique entre 2011 et 2016 dans Région métropolitaine de recensement (RMR) d'Ottawa-Gatineau.

En cinq ans, la petite municipalité de 66 kilomètres carrés a vu sa population croître de 32,5%, passant de 646 à 856 habitants. La constitution de ce petit coin de pays où l'agriculture demeure la principale activité économique remonte à la fin du XIXe siècle. À l'époque, la partie sud du canton de Lochaber avait été divisée en trois pour créer les municipalités de Lochaber (1855), Thurso (1886) et Lochaber-Partie-Ouest (1891).

Lochaber et Lochaber-Partie-Ouest possèdent chacune leur propre gentilé. Les résidents de Thurso ont donc des voisins appelés Lochabérais à l'ouest, et Lochabériens à l'est.

Qu'est-ce qu'une RMR?

Une Région métropolitaine de recensement (RMR) est définie par Statistique Canada comme un «territoire formé d'une ou de plusieurs municipalités voisines les unes des autres qui sont situées autour d'un noyau».

La population totale d'une RMR doit être d'au moins 100 000 habitants, et le «noyau» doit être composé d'au moins 50 000 personnes. La RMR d'Ottawa-Gatineau rassemble 19 subdivisions. Du côté ontarien, la RMR regroupe la Ville d'Ottawa, le canton de Russell, la municipalité de North Grenville et la cité de Clarence-Rockland.

Sur la rive québécoise, la RMR englobe la Ville de Gatineau et les municipalités de Val-des-Monts, Cantley, La Pêche, Chelsea, Pontiac, l'Ange-Gardien, Thurso, Val-des-Bois, Lochaber-Partie-Ouest, Notre-Dame-de-la-Salette, Bowman, Mayo, Denholm et Lochaber.

Beaucoup de bébés au Nunavut

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Archives, La Presse

Quelle région a enregistré le taux de croissance démographique le plus élevé des provinces et territoires canadiens, selon le recensement de 2016? Il s'agit du Nunavut. Le taux de croissance de la population de ce territoire nordique a fait un bond de 12,7% en l'espace de cinq ans.

Le jour du recensement, soit le 10 mai 2016, le Nunavut comptait 35 944 âmes. Pour la première fois depuis sa création en 1999, le Nunavut est donc plus peuplé que le Yukon. L'écart est toutefois mince, puisque le Nunavut n'a que 70 résidents de plus que le Yukon. Statistique Canada attribue cette hausse démographique au taux de fertilité élevé au Nunavut, qui s'établit à 2,9 enfants par femme. À l'échelle du pays, une proportion croissante de Canadiennes choisissent de n'avoir qu'un seul enfant, ou même aucun. L'indice de fécondité du Canada s'est établi à 1,6 enfant par femme en 2016.

L'indice de fécondité réfère au nombre d'enfants qu'aurait hypothétiquement une femme au cours de sa vie reproductive, calculé pour les femmes de 15 à 49 ans.

Au Canada, cet indice chute de façon constante depuis les dernières décennies: l'année 1971 fut ainsi la dernière où le nombre moyen d'enfants atteignait 2,1, soit le seuil nécessaire pour permettre à la population de se renouveler sans l'aide de l'immigration.

Au Canada, l'immigration donne un fier coup de pouce à la croissance démographique depuis 1999. Les deux tiers, environ, de la croissance actuelle sont attribuables aux nouveaux Canadiens, tandis que la hausse naturelle forme le dernier tiers, selon Satistique Canada.

En s'appuyant sur un scénario de croissance moyenne, l'immigration pourrait contribuer à plus de 80%de la croissance démographique du pays à compter de 2031, selon l'agence. Sans un niveau d'immigration constant, Statistique Canada prévient que la croissance démographique du Canada pourrait s'approcher de zéro dans 20 ans, avec le vieillissement de la population et une fécondité insuffisante pour assurer le renouvellement des générations.

Une population décuplée en 145 ans

La population canadienne était dix fois plus élevée en 2016 qu'elle ne l'était en 1871, date du premier recensement effectué après la Confédération de 1867.

À l'époque, «on avait dénombré 3,5 millions de personnes», a indiqué Statistique Canada. Selon l'agence gouvernementale, le nombre de Canadiens avait atteint 20 millions en 1966, tout juste avant le 100e anniversaire de la Confédération.

Avec La Presse canadienne

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