Iracà envisage d'élargir l'autoroute 50 un tronçon à la fois

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Les grands projets routiers ne se font pas en claquant des doigts, reconnaît Alexandre Iracà.

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Conscient qu'il peut couler bien de l'eau sous les ponts avant qu'un éventuel élargissement de l'autoroute 50 à quatre voies ne puisse se concrétiser, le député de Papineau, Alexandre Iracà, est ouvert à ce que le projet se fasse par étapes, un tronçon à la fois.

Alors que la 50 a fait une autre victime en fin de semaine, M. Iracà espère que son collègue ministre des Transports, Laurent Lessard, donnera rapidement suite à la lettre revendiquant l'élargissement de l'autoroute à quatre voies, qui a été signée par les cinq députés de l'Outaouais et par leur collègue d'Argenteuil, Yves St-Denis.

Les députés réclament que le projet soit inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI). Tant que cette étape ne sera pas franchie, il est impossible pour le député Iracà d'évoquer un échéancier pour que la 50 soit élargie sur toute sa longueur.

« Tant que ce n'est pas au PQI, on ne peut pas parler du 'quand', explique le député. Il y a 125 comtés au Québec, il y a des priorités. Une fois qu'un projet est au PQI, ça veut dire qu'il va se réaliser, mais la question du 'quand' se pose. »

Les grands projets routiers ne se font pas en claquant des doigts, reconnaît Alexandre Iracà. À titre d'exemple, dans le cas de l'élargissement de la route 175 entre Québec et Saguenay, il s'est écoulé 11 ans entre l'annonce (en 2002) et l'inauguration (2013). Il s'agissait toutefois d'un projet de plus grande envergure, qui s'étalait sur près de 250 kilomètres.

L'investissement nécessaire pour élargir l'autoroute 50 est tout de même de taille. Les emprises ont déjà été prévues, mais il en coûterait 1,5 million $ par kilomètre, et ce pour les quelque 80 kilomètres où la circulation se fait dans les deux sens sur une même chaussée, a indiqué M. Iracà.

« Si on me vend l'idée de faire ça étape par étape, je vais l'acheter, affirme le député de Papineau. [...] Ça a pris plus de 50 ans pour faire la 50, il ne faut pas que ça prenne encore 50 ans pour faire quatre voies. La première manche est gagnée, et moi, je veux que ça se passe le plus vite possible. »

Selon les données 2015 du ministère des Transports du Québec, le débit variait entre 8900 et 19 000 véhicules par jour sur les différents tronçons reliant la route 315 (à Masson-Angers) et la limite du territoire de l'Outaouais. « Et on peut facilement croire que de 2015 à ce jour, ça a encore augmenté », note Alexandre Iracà.

Le prédécesseur de M. Iracà dans Papineau et ancien ministre responsable de l'Outaouais, Norman MacMillan, avait fait savoir à plus d'une reprise qu'il aurait souhaité une autoroute 50 à quatre voies dès le premier projet de parachèvement. 

« J'aimerais bien ça avoir un quatre voies, mais encore une fois, il faut le répéter, le nombre de véhicules sur la 50 n'a pas augmenté, on est toujours en bas de 10 000 autos, avait-il notamment mentionné au printemps 2011. [...] S'il y a plus de trafic, on va aller aux quatre voies, ça va être une priorité du gouvernement. »

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