Le risque de radicalisation existe «partout»

Hommage aux victimes de l'attentant de Québec devant... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

Hommage aux victimes de l'attentant de Québec devant la mosquée d'Aylmer

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les signalements sur l'extrême droite sont en hausse, mais ce courant ne serait pas plus présent à Québec qu'en Outaouais, selon le directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV).

Herman Okomba-Deparice est d'avis qu'il se trouve, partout, des gens vulnérables prêts à s'abandonner au discours mielleux des agents de radicalisation.

Le directeur du CPRMV prépare justement - et dans un triste concours de circonstances - un colloque ayant pour titre « Extrémisme et radicalité violente de droite au Québec et dans l'espace francophone », prévu en mai prochain.

« Nous avons entamé une réflexion sur cette extrême droite, indique M. Okomba-Deparice. Nous avons récemment observé une augmentation des signalements sur l'extrême droite. »

L'attentat de Québec est, selon lui, le résultat d'une série d'incidents haineux et de discours intolérants.

La grande mosquée de Québec, visée cet été par un acte islamophobe (une tête de porc déposée à l'entrée du lieu de culte), a cette fois été visée par la folie meurtrière d'un homme armé.

« On doit répertorier les incidents haineux, dit M. Okomba-Deparice. Ça amène au crime haineux comme on a vu dimanche. »

Médias

Les médias et leurs commentateurs doivent aussi faire un examen de conscience, dans le contexte actuel.

« Chacun a un rôle à jouer. Il y a des effets à tout ce qu'on peut entendre. Le rôle devient polarisant, oui, dans certains médias, qui jouent plutôt un rôle de rupture. Les médias doivent être vigilants, pédagogues, et sensibiliser les gens qui les écoutent. »

Les discours intolérants, que ce soit dans les médias traditionnels, sociaux ou dans la rue, doivent être à tout prix remplacés par la résilience, poursuit le directeur du Centre.

Sur Facebook, des membres de groupes radicaux comme Pegida ou La Meute s'expriment régulièrement contre la présence musulmane au Québec. « Je ne vois pas en quoi un groupe qui en pointe un autre (de cette façon) peut être tolérable ». Ces groupes ont, selon le CPRMV, une incidence réelle sur les risques d'actes violents et délibérés envers les minorités culturelles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer