Quais et trottoirs flottants: La Pêche veut un référendum

Le maire Robert Bussière n'aura donc d'autre choix... (Archives, La Presse)

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Le maire Robert Bussière n'aura donc d'autre choix que d'avoir des réponses aux nombreuses questions qui demeurent en suspens face au projet.

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Le comité de citoyens de La Pêche qui s'oppose au règlement d'emprunt de 400 000$ pour la construction de trottoirs et de quais flottants sur la rivière Gatineau dans le village de Wakefield vient de gagner une première manche contre la municipalité.

Au total, 684 contribuables ont apposé mercredi leur signature dans le registre pour signaler leur désaccord avec la décision du conseil municipal, soit davantage que les 500 nécessaires pour forcer la tenue d'une consultation citoyenne.

«C'est au-delà de nos espérances, nous sommes vraiment contents de la participation citoyenne. Mais peu importe le résultat final, le fait que les citoyens se soient mobilisés pour un processus démocratique était une victoire à l'avance», a noté la vice-présidente du comité de citoyens, Annick Brazeau.

Cette dernière précise que le maire Robert Bussière n'aura donc d'autre choix que d'avoir des réponses aux nombreuses questions qui demeurent en suspens face au projet qui pourrait bénéficier d'une subvention fédérale de 479 000$ liée aux célébrations du 150e de la Confédération.

La suite des choses pour le conseil municipal sera donc d'entamer des discussions et de statuer, à la suite de la prochaine réunion le 6 février, à savoir si un référendum sur la question sera déclenché ou si le projet de règlement d'emprunt sera tout simplement abandonné. Une autre option possible est que le montant soit révisé à la baisse. 

«On n'a pas tenu compte de plusieurs aspects, si bien que la somme serait plus élevée. Il y a l'entreposage des quais, il y a l'installation et de la désinstallation de ceux-ci, la police d'assurance, etc. Dans son montage financier, le maire n'avait pas prévu ça», déplore Mme Brazeau.

Appelé à réagir, le maire Bussière n'a pas caché qu'il s'attendait à un tel résultat, rappelant du coup qu'il s'agit d'un projet chapeauté par la Chambre de commerce de Wakefield. 

«La démocratie a parlé et c'est parfait ainsi, je respecte cela. Sauf qu'on aura des décisions à prendre. Certains réclament une taxe d'amélioration locale, mais il y a un danger avec ça. Il n'y a pas de barrière qui empêche les gens de l'extérieur de venir à Wakefield. Il n'y a pas de solution parfaite», dit-il, rappelant que le coût d'un référendum avoisine les 50 000$.

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