Attention: dindons sur le tarmac à Gatineau

Le directeur général de l'aéroport, Gaston Cloutier, affirme... (iStockphoto)

Agrandir

Le directeur général de l'aéroport, Gaston Cloutier, affirme que la présence d'animaux sur les pistes est un risque auquel se préparent toutes les administrations

iStockphoto

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Des dindons sauvages ayant réussi à franchir des clôtures de près de 2,5 mètres de hauteur ont causé trois incidents depuis le début du mois à l'Aéroport de Gatineau.

Selon Transports Canada, le plus récent incident s'est produit dimanche, lorsqu'un appareil de l'école de pilotage Évolution entamant sa course de décollage « a heurté un dindon sauvage ». Le décollage a dû être interrompu, et l'appareil a quitté la piste. « Aucune carcasse n'a été trouvée lors de l'inspection de la piste », lit-on sur le site Internet de Transports Canada.

Le vendredi 13 janvier, un Cessna de la même école « a effectué une approche interrompue [...] en raison de dindons sauvages traversant la piste ».

Six jours plus tôt, un Cessna du Ottawa Flying Club a dû effectuer « un passage à basse altitude en raison de dindons sauvages traversant la piste » lors d'une manoeuvre « pour un posé-décollé ». Dans les trois cas, aucun blessé n'a été rapporté.

Des incidents de la sorte à l'Aéroport de Gatineau avaient aussi été rapportés dans le passé. En effectuant une recherche avec le mot-clé « dindon » dans le système compilant les incidents, sept résultats apparaissent. Sur le lot, cinq événements se sont produits à Gatineau.

Les deux autres incidents survenus en sol gatinois ont été enregistrés en février 2015 et en mars 2013.

Le directeur général de l'aéroport, Gaston Cloutier, affirme que la présence d'animaux sur les pistes est un risque auquel se préparent toutes les administrations. Comme tous les autres aéroports, celui de Gatineau a un programme de gestion de la faune, note M. Cloutier en ajoutant que « le risque zéro » n'existe toutefois pas, surtout si les dindons arrivent à voler au-dessus de la clôture de 2,5 mètres qui entoure le terrain.

En vertu de ce programme et comme des terres agricoles se trouvent à proximité, l'aéroport possède un fusil - bien entreposé - pour tirer à blanc en cas de besoin afin d'effrayer les bêtes. Un pistolet lance-fusée peut aussi être utilisé, mais les employés doivent limiter de telles interventions, car les bêtes peuvent s'accoutumer au bruit.

Selon M. Cloutier, l'hypothèse la plus probable pour expliquer la plus grande présence des dindons sauvages ces dernières semaine est « le manque de nourriture ailleurs ». Les bêtes seraient notamment attirées par les chardons. « C'est comme du caviar pour les dindons », note M. Cloutier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer