Retrouvailles à l'aéroport après le drame

Larry Hershorn dit avoir été beaucoup plus nerveux... (Martin Roy, Le Droit)

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Larry Hershorn dit avoir été beaucoup plus nerveux que sa femme qui était à l'aéroport de Fort Lauderdale au moment de la fusillade.

Martin Roy, Le Droit

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Les vols reliant Fort Lauderdale et Ottawa ont repris samedi après que la fusillade ayant fait cinq morts et six blessés vendredi après-midi eut paralysé l'aéroport international Fort Lauderdale-Hollywood, en Floride.

Les avions en partance de l'aéroport floridien à destination d'Ottawa ont commencé à arriver en début de soirée, samedi, avec des heures de retard sur l'horaire prévu. 

Des voyageurs qui étaient à l'aéroport lors de l'attentat sont arrivés dans la capitale sur un vol de WestJet vers 21 h 30 samedi soir, dont la femme de Larry Hershorn, Barbara.

L'homme de 86 ans d'Ottawa et sa fille, Debbie, l'ont patiemment attendu pendant plusieurs heures à l'aéroport international Macdonald-Cartier. L'appareil dans lequel la femme de 74 ans se trouvait devait initialement toucher le sol d'Ottawa sur l'heure du souper.

Mme Hershorn devait à l'origine revenir à Ottawa vendredi. L'avion dans lequel elle se trouvait était sur le tarmac, à quelques instants de décoller, lorsque le tireur a commis l'irréparable. Elle aura passé sept heures avec les autres passagers dans l'aéronef, qui a été cloué au sol à la suite de la tuerie. 

M. Hershorn se doutait bien que sa femme était dans l'avion au moment de l'attentat qui a eu lieu dans l'aire de récupération des bagages. Néanmoins, ce fut une période angoissante pour lui et sa fille puisque pendant au moins deux heures ils n'avaient pas de nouvelles d'elle. Mme Hershorn a été en mesure d'appeler sa famille à Ottawa lorsque quelqu'un lui a prêté un téléphone cellulaire dans l'avion.

« Elle était beaucoup plus calme que nous, croyez-moi », a raconté M. Hershorn avant l'arrivée de son épouse, samedi soir.

Pour M. Hershorn, on pense toujours que de tels événements affectent les autres personnes, mais la réalité nous rejoint rapidement lorsqu'elle nous touche directement, a-t-il noté. « Nous vivons dans un monde où il y a beaucoup de colère », a-t-il observé.

Craig Dunbar et sa famille sont revenus samedi à Ottawa depuis Fort Lauderdale. Ils n'étaient pas à l'aéroport américain lors de la fusillade, mais les conséquences des événements étaient encore très visibles, samedi, a souligné M. Dunbar.

« On a décelé une humeur plutôt sombre à l'aéroport. En ce qui concerne la sécurité, il y avait des équipes d'intervention tactiques (SWAT) et des unités canines de plusieurs corps policiers », a-t-il notamment précisé.

« C'était très calme. Il y avait une forte présence policière de plusieurs services. Le personnel à l'aéroport était très bien, et j'ai été agréablement surpris du haut niveau de service qu'ils ont offert malgré ce qui s'est passé vendredi », a-t-il continué.

L'avion dans lequel la famille Dunbar prenait place samedi a décollé avec deux heures de retard en raison de la congestion aéroportuaire. Esteban Santiago, 26 ans, un vétéran de l'armée américaine, a été arrêté à la suite de la tuerie, et fait face à plusieurs accusations.

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