Comme faire partie d'une grande famille

Le Franco-Ontarien Denis Beaudry, 51 ans, est né et a... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

Le Franco-Ontarien Denis Beaudry, 51 ans, est né et a grandi à Vanier, une cité qui était à l'époque majoritairement francophone et habitée par 25 000 résidents.

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHOISIR LES RÉGIONS / «Si quelqu'un m'avait dit que j'allais, un jour, vivre à la campagne, je ne l'aurais pas cru.»

Le Franco-Ontarien Denis Beaudry, 51 ans, est né et a grandi à Vanier, une cité qui était à l'époque majoritairement francophone et habitée par 25 000 habitants, et qui était géographiquement entourée par la Ville d'Ottawa et la majorité anglophone. Le village d'Astérix et d'Obélix, quoi.

Vanier a été fusionnée à la capitale du pays il y a plus de 15 ans et ce quartier connaît aujourd'hui un regain de vie et une cure de rajeunissement en raison de sa proximité du Parlement canadien.

Denis Beaudry a grandi dans le «Vanier d'autrefois». Ce Vanier de la «Petite patrie» où tout le monde se connaissait et se réunissait le dimanche venu sur le parvis de l'une des quatre églises catholiques de cette petite ville d'un mille carré.

Un autre lieu de rencontre des nombreux Canadiens français de Vanier était la caisse populaire paroissiale. Denis Beaudry a fait ses débuts au sein des Caisses populaires de l'Ontario (aujourd'hui Desjardins) à la Caisse Saint-Charles. «Et ça fait aujourd'hui 28 ans que je suis chez Desjardins, dit-il fièrement. Et quand j'étais caissier à Saint-Charles, mon rêve était de devenir directeur général de cette caisse populaire. Pour moi, cette caisse était un peu comme la banque communautaire dans le film It's a Wonderful Life. À mes yeux, c'était ça, Desjardins.»

Denis Beaudry a réalisé son rêve en avril dernier quand il a été nommé directeur général de quatre succursales Desjardins d'Ottawa, dont l'ancienne succursale de la paroisse Saint-Charles. Mais il a d'abord gravi chaque échelon de la compagnie, de Vanier à Alfred, en passant par Wendover, Saint-Pascal-Baylon, Casselman et Cornwall.

Et c'est en 1998, alors qu'il travaillait à la succursale Desjardins de Casselman, que son épouse, Monique, ses deux enfants et lui sont déménagés dans l'Est ontarien, à la campagne, à Casselman. Et bien que son lieu de travail soit aujourd'hui rue Rideau, en plein coeur du centre-ville d'Ottawa, Denis Beaudry n'a nullement l'intention de revenir y vivre. Parce que son épouse et lui appellent aujourd'hui Casselman leur chez-eux.

«Ma carrière m'a emmené à Casselman, dit-il. Et c'était un choix de carrière que d'y déménager. Et si quelqu'un m'avait dit que j'allais, un jour, vivre à la campagne, je ne l'aurais pas cru. Mais je ne regrette rien. Les gens d'ici sont tellement généreux. Ils se rassemblent, ils s'entraident, tout le monde se connaît. Si t'as besoin de quelque chose, ils se mobilisent pour te venir en aide. J'adore ce petit village.

«Quand nous habitions en ville, c'est à peine si nous connaissions nos voisins. Tandis qu'à Casselman, c'est comme faire partie d'une grande famille», ajoute-t-il.

Mais c'est loin de la ville, diront certains. Vrai. Casselman se trouve à un peu plus d'une trentaine de minutes de route d'Ottawa. C'est loin des hôpitaux, des magasins à grande surface, des bons restaurants, des salles de cinéma et la liste pourrait se poursuivre sur plusieurs pages. Mais pour Denis Beaudry, si se taper quotidiennement une trentaine de minutes sur l'autoroute 417 est le prix à payer pour la paix de la campagne, il passera à la caisse volontiers.

«On vient tout de même à Ottawa pour faire des courses, dit-il. Mes cadeaux de Noël, je les ai tous achetés dans le marché By d'Ottawa. Nous ne sommes qu'à 35 minutes de la ville, après tout. À peine 50 kilomètres. C'est un choix de vie. Je quitte très tôt [5h30] le matin pour le travail. L'autoroute 417 est toujours très bien déblayée lorsqu'il neige. Et quand je rentre à la maison le soir, c'est le calme complet. Pas de bruit. Pas de meurtre. Juste la paix de la campagne.

«Les gens d'Ottawa sont de bien bonnes personnes, ajoute-t-il, mais la qualité de vie à la campagne, c'est spécial. C'est un peu comme si j'avais retrouvé à Casselman le Vanier de mon enfance.»

Lieu de résidence : Casselman, dans l'Est ontarien

Se situe où : à 30 minutes d'Ottawa, une heure de Montréal

Depuis combien d'années : 18 ans

Comment le choix s'est fait : le travail

Un attrait à noter : à proximité du parc aquatique Calypso et à huit kilomètres de la Fromagerie St-Albert 

Un inconvénient : loin des hôpitaux et des services de santé

Une idée pour améliorer le sort des régions : «Miser davantage sur le tourisme. Développer l'industrie du tourisme dans l'Est ontarien. Nous avons des trésors à faire découvrir. C'est une belle région à visiter.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer