Briser l'isolement au Dépanneur Sylvestre

Lors du souper de Noël au dépanneur Sylvestre,... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Lors du souper de Noël au dépanneur Sylvestre, Louis Morissette a préparé le repas pour plusieurs personnes dont Jean-Marc Meunier, un ami du dépanneur depuis toujours.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Le Dépanneur Sylvestre à Gatineau tenait dimanche soir son souper de Noël question d'aider des personnes démunies, et d'autres qui le sont moins, à briser l'isolement en cette période de l'année qui peut s'avérer difficile à traverser pour des personnes seules.

Jean-Emmanuel Allard est l'un des fondateurs de l'organisme communautaire qui a pignon sur rue depuis une quinzaine d'années dans le secteur Hull.

« Il y a beaucoup de solitude, beaucoup d'isolement social. Beaucoup chez les personnes âgées, mais aussi chez les personnes qui sont vulnérabilisées parce qu'elles sont âgées, parce qu'elles ont un handicap ou parce qu'elles sont en difficulté », a expliqué M. Allard.

Inclusion sociale

Le souper a été préparé par Marie-Claude Bénazet, une des membres fondateurs du Dépanneur Sylvestre, son conjoint, Louis Morissette, et « des lutins ». Il s'agissait d'un repas santé végétarien.

« Les personnes qui ont commencé le Dépanneur sont intéressées par la santé et la bonne alimentation », a souligné Mme Bénazet, tout en précisant que trois repas communautaires sont offerts chaque semaine, ainsi que deux brunchs par mois, le tout préparé par des bénévoles.

« Notre vocation est celle de l'inclusion sociale, qui se fait beaucoup autour des repas, a-t-elle continué. On veut donner un espace à tous ceux qui passent à travers les mailles du filet, un espace d'inclusion surtout à travers la cuisine, la préparation des aliments ».

« Beaucoup de gens, mine de rien, ont tranquillement appris un métier ici », a ajouté Mme Bénazet, citant comme exemple celui de cuisinier.

Le père Bernard Ménard a célébré la messe à la suite du souper. 

Le Dépanneur Sylvestre, a-t-il signalé, se veut un lieu où il y a une dignité égale pour tout le monde. Des personnes « très blessées socialement et psychologiquement » y ont trouvé un lieu d'accueil, et ont pris de l'assurance, a-t-il noté.

« Je ne suis pas dans le quotidien, ici, mais d'une fois à l'autre, je revois des gens qui commencent à prendre confiance, à s'exprimer, à se sentir utiles parce qu'ils font quelque chose qui aide le groupe ici », a-t-il expliqué.

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