Le «dernier» monastère de la Congrégation

La Congrégation des Servantes de Jésus-Marie est née dans une étable près... (Etienne Ranger, Le Droit)

Agrandir

Etienne Ranger, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

La Congrégation des Servantes de Jésus-Marie est née dans une étable près l'église de Masson, aménagée en un modeste couvent.

Née en 1865, Éléonore Potvin, d'Angers, est la mère fondatrice de cette congrégation. Elle y est entrée le 10 décembre 1894 pour un temps de solitude et de silence. Depuis, la Congrégation s'est vouée à une vie contemplative et cloîtrée, à l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. 

Un des moments marquants au Couvent de la rue Laurier fut la visite du pape Jean-Paul II en 1984. Une statue a été érigée devant l'édifice pour commémorer son passage.

En juin 2014, dans une lettre à la communauté diocésaine, la soeur Marie-du-Bon-Pasteur expliquait que «l'absence de vocation, le vieillissement et la diminution du nombre de religieuses avaient eu pour conséquence la fermeture progressive, au cours des dernières années, des monastères fondés ailleurs au Québec par la Congrégation à Rimouski et Rouyn-Noranda». 

La même réflexion sur l'avenir du couvent de la rue Laurier était devenue nécessaire. Un comité d'accompagnement de la communauté a aidé la congrégation dans sa démarche.

Le porte-parole de la Congrégation des Servantes de Jésus-Marie, René Laprise a indiqué au Droit que les négociations ont eu lieu uniquement avec la Commission de la capitale nationale (CCN), «parce que c'est un voisin naturel, avec le parc et les berges». Selon lui, les religieuse «étaient plus confortables et à l'aise d'accepter l'offre qui correspondait à leurs valeurs et leur désir».

«Il ne reste pas beaucoup de religieuses pour gérer le bâtiment, poursuit-il. La congrégation vit de dons, et a cessé depuis un an la vente de pain et d'hosties. La congrégation est née dans la région et la bonne nouvelle, c'est qu'elle désire y continuer son oeuvre par la prière et l'accueil dans un autre bâtiment convenant mieux à ses besoins.»

Une quarantaine de religieuses, dont une vingtaine se trouvent à l'étage des soins, vivent présentement dans le monastère de la rue Laurier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer