Raymond Ouimet à l'honneur

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Raymond Ouimet avait de quoi être surpris jeudi : « C'est ma fille qui m'a informé qu'on parlait de moi à l'Assemblée nationale. »

Etienne Ranger, LeDroit

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Le départ à la retraite d'un « passionnant passionné d'histoire » bien connu en Outaouais, Raymond Ouimet, a été souligné, jeudi matin, à l'Assemblée nationale, par la députée de Hull, Maryse Gaudreault.

M. Ouimet quittera, cet automne, le poste qu'il occupait depuis 20 ans à la présidence du Centre régional d'archives de l'Outaouais (CRAO). Auteur de plusieurs ouvrages, oeuvres littéraires et conférences qui lui ont valu plusieurs distinctions comme le Prix Percy W-Foy de la Société généalogique canadienne-française, le Prix du Patrimoine du ministère de la Culture et des communications du Québec et l'Ordre de Gatineau, M. Ouimet « a grandement contribué à la richesse des archives de notre région », a souligné Mme Gaudreault. 

« Grâce à sa contagieuse passion pour l'histoire, à sa contribution à la naissance du magazine d'histoire régionale Hier Encore et à son passage au CRAO, les gens de notre région se découvrent à eux-mêmes et s'émerveillent devant la beauté de notre patrimoine trop souvent méconnu », a déclaré la députée de Hull.

Raymond Ouimet, flatté, affirme qu'il ne s'attendait pas du tout à cet honneur. « C'est ma fille qui m'a informé qu'on parlait de moi à l'Assemblée nationale », a-t-il affirmé au Droit.

L'auteur se dit très fier du travail accompli au cours des deux dernières décennies au CRAO. « Nous sommes partis de presque rien, raconte-t-il. Nous avions très peu d'argent et nous n'étions pas connus du public. Aujourd'hui, les gens viennent à nous pour nous confier leurs archives. Ils ont confiance en nous. Ils savent que leurs archives seront bien conservées et mises en valeur. »

La route vers la crédibilité du CRAO n'a pas été simple, rappelle M. Ouimet, notamment en raison du peu d'importance que la population de l'Outaouais accordait à sa propre histoire et à son patrimoine. « Les choses ont changé, note-t-il. Maintenant, quand le patrimoine est en danger, il y a des gens qui se lèvent et qui réagissent. De plus en plus de jeunes s'intéressent aussi au passé. »

Raymond Ouimet affiche toutefois un sourire en coin quand on lui rappelle qu'il prend sa retraite. « Je suis retraité de la fonction publique depuis des années, note-t-il, et ce n'est pas le travail qui manque. J'achève présentement le premier jet de mon nouveau bouquin que j'espère publier d'ici la fin de 2017. Je continue aussi de travailler sur un projet en branle depuis plusieurs années qui pourraient prendre la forme d'un guide des lieux où il s'est passé certains des faits divers les plus marquants à Gatineau. C'est beaucoup de recherche dans les archives juridiques. »

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