La fusion refait surface à Fort-Coulonge et Mansfield

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Lors d'un sondage réalisé en novembre 2013, 65 % des électeurs de Fort-Coulonge s'étaient prononcés en faveur d'une fusion.

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À 13 mois des prochaines élections générales municipales, un comité formé de citoyens de Fort-Coulonge et Mansfield-et-Pontefract relance le débat entourant une éventuelle fusion de ces deux administrations.

Depuis deux semaines, une pétition en faveur d'une démarche de fusion municipale et ayant recueilli près de 1000 signatures circule sur le Web et dans plusieurs commerces de ces deux villages de la MRC du Pontiac.

L'instigatrice du mouvement, Fernande Lacroix, soutient qu'il est temps pour les deux administrations de s'unir. « Je vois Fort-Coulonge et Mansfield presque disparaître. Nos gens quittent, il n'y a plus d'ouvrage. On coupe partout et nous dit de couper partout, mais nous aussi il faut couper dans les coûts. On paie beaucoup trop de conseillers pour un peu plus de 3000 habitants. Il est temps que ça change », déplore la résidente de Mansfield-et-Pontefract.

La question d'une fusion des deux municipalités regroupant un peu plus de 3500 habitants avait soulevé les discussions il y a trois ans.

Lors d'un sondage réalisé en même temps que le scrutin de novembre 2013, 65 % des électeurs de Fort-Coulonge s'étaient prononcés en faveur d'une fusion. Dans le camp de Mansfield-et-Pontefract, le taux de répondants favorables avait atteint 52 %. Ce sondage faisait suite à une étude qui avait mis en lumière trois scénarios possibles de regroupement dans l'ensemble de la MRC de Pontiac.

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Dans le camp de Mansfield-et-Pontefract, le taux de répondants favorables avait atteint 52 %.

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Tout comme il y a trois ans, le maire de Fort-Coulonge, Raymond Durocher, soutient toujours être en faveur d'un regroupement. 

Afin d'éviter de débourser des coûts au budget, son conseil avait d'ailleurs fait parvenir une résolution à Mansfield-et-Pontefract à la fin 2015 pour qu'une nouvelle demande soit acheminée au ministère des Affaires municipales afin d'analyser les impacts d'un regroupement. La requête est toutefois demeurée lettre morte auprès de la ville voisine.

« Notre conseil est ouvert sur un regroupement. Les deux études qui ont déjà été faites étaient favorables à un regroupement. Maintenant, la population demande que le dossier reste actif et veut un portrait réaliste. Nous devons respecter la démocratie. Il faudra voir la suite », a indiqué M. Durocher au Droit.

La mairesse de Mansfield-et-Pontefract, Kathleen Bélec, ferme pour sa part la porte au projet et précise que le dossier ne fait pas partie des priorités de son conseil. « Nous sommes déjà dans beaucoup de dossiers d'infrastructure et à regarder pour le développement économique. Nous avons beaucoup d'ententes intermunicipales entre les deux municipalités, et pour nous, ça fonctionne très bien comme ça », affirme-t-elle.

Le comité de citoyens espère faire de ce dossier un enjeu électoral en vue de novembre 2017. Des représentants du groupe de mobilisation doivent par ailleurs rencontrer le député provincial de Pontiac, André Fortin, vendredi.

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