Le petit train s'en va à Wakefield

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Le train à vapeur prendra la direction de Wakefield en juin prochain.

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Cinq ans après les pluies diluviennes l'ayant forcé à demeurer en gare, le train à vapeur s'est trouvé une nouvelle destination et s'installera dans le secteur Wakefield de la municipalité de La Pêche. Il n'est toutefois pas encore déterminé s'il roulera ou s'il sera simplement utilisé à titre de musée.

L'annonce a été faite mercredi par la présidente de la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO), Louise Boudrias, et le maire de La Pêche, Robert Bussière, écartant ainsi la possibilité que le train quitte la région.

Bien que le train sera assurément déménagé vers la table tournante de Wakefield d'ici juin 2017, « il n'y a rien de garanti présentement » à savoir s'il roulera de nouveau, a précisé M. Bussière.

Les prochains mois seront cruciaux. Le maire veut dénicher « un promoteur sérieux » d'ici la fin de l'hiver dans l'espoir de remettre le train sur les rails. Au lieu de l'ancien trajet de 32 kilomètres entre Gatineau et Wakefield, le train s'arrêterait à Chelsea, dans le secteur Farm Point, au terme d'un parcours d'environ 6,5 kilomètres évitant le secteur où un glissement de terrain avait forcé l'interruption des activités en 2011. Le conseil municipal de Chelsea est « très ouvert » au projet, affirme Robert Bussière.

Des discussions sont en cours avec l'entrepreneur Matt Armitage, mais d'autres promoteurs sont aussi dans la mire de M. Bussière. Tout doit se faire rapidement, précise-t-il, car si le train doit retourner sur les rails, un garage devra être construit à La Pêche afin qu'il échappe aux intempéries hivernales. Si une entente est conclue, il n'est toutefois pas certain que le promoteur fera rouler le train dès l'été prochain.

Si aucun promoteur n'est trouvé, la municipalité se tournera vers l'option B, qui vise à convertir le train en un musée géré par un organisme sans but lucratif. Ce projet permettra de garder « un ou deux wagons », et les autres seraient vendus. Si la locomotive devient un musée, « c'est la fin » de son aventure sur les rails, puisque l'exposition au climat hivernal l'empêcherait de fonctionner pour de bon.

Garder le train en Outaouais

Chez Tourisme Outaouais, le directeur des affaires publiques, Karl Lavoie, estime que peu importe l'option qui se concrétisera, il s'agit d'une « excellente nouvelle » pour la région.

« C'est sûr que l'option la plus favorable, c'est un train qui roule, parce que ça permet de continuer ce qui se faisait déjà, a réagi M. Lavoie. Par contre, de garder le train en Outaouais, de l'avoir physiquement, d'avoir un projet qui pourrait occuper un des wagons et d'avoir une belle vieille locomotive dans un pôle touristique, c'est aussi une excellente nouvelle. »

Les dépenses liées à l'entretien du train au cours des prochains mois et à son transport vers Wakefield sont estimées à 135 000 $. La municipalité de La Pêche fournira 20 000 $, tandis que Louise Boudrias assure que les coffres de la CCFO sont assez bien garnis pour assurer l'entretien.

La CCFO restera propriétaire du train, mais la composition du conseil d'administration changera au cours des prochaines semaines, ce qui signifiera le départ de Louise Boudrias. Des gens de La Pêche devraient y occuper la majorité des sièges, tandis que deux places seront réservées pour des représentants de la municipalité de Chelsea et de la Ville de Gatineau.  

« J'ai amené ce projet-là à terme, s'est réjouie Mme Boudrias. [...] Je serai toujours là pour leur donner un coup de main s'ils en ont besoin, mais mon temps est fini à la CCFO. [...] J'ai énormément confiance dans les gens de La Pêche. Je suis certaine qu'ils vont réussir un beau projet dont on va être fier. »

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