Montcerf-Lytton ne fermera pas sa route aux camions

Montcerf-Lytton, en Haute-Gatineau, ne fermera finalement pas sa route aux... (Archives La Presse)

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Montcerf-Lytton, en Haute-Gatineau, ne fermera finalement pas sa route aux camions.

Alors que cette mesure devait être mise en oeuvre jeudi, le début de pourparlers auprès du gouvernement provincial a poussé la municipalité à suspendre ses moyens de pression.

Une conférence de presse devait avoir lieu jeudi sur la mise en application du règlement 143, qui aurait défendu aux véhicules lourds de rouler sur un tronçon de route de 18 km qui traverse la municipalité. L'interdiction était un moyen de pression «parmi d'autres», précise le conseiller municipal Ward O'Connor, pour demander la construction d'une route entre Maniwaki et le Témiscamingue, projet qui reste inachevé depuis une trentaine d'années.

Or, mardi en soirée, M. O'Connor a annoncé le report de la conférence, car «une démarche inattendue de négociation» venait de survenir.

Le ministère des Transports du Québec a donné son aval à une ronde de négociations avec la municipalité, qui reçoit dans ces pourparlers l'appui de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). «Étant donné que la FQM fait des pourparlers avec le gouvernement du Québec, la municipalité de Montcerf a décidé de faire sursis dans ses moyens de pression pour l'instant», a déclaré le maire Alain Fortin sur les ondes du 97,3 CHGA FM mercredi.

«Il faut quand même laisser la chance aux discussions et à la négociation. Je pense que la municipalité de Montcerf a toujours été ouverte aux pourparlers pour trouver une solution définitive aux problèmes que vit la municipalité.»

Le conseiller O'Connor affirme que le maire a rencontré des représentants de Québec mercredi.

Un lien routier réclamé

L'issue idéale des discussions, selon les élus, serait que Québec s'engage à terminer la route Maniwaki-Témiscamingue, tel que prévu dans les années 1980.

À l'heure actuelle, les camions de transport de bois doivent passer par des routes secondaires en faisant quelque 30 000 allers-retours chaque année sur les voies pavées de Montcerf-Lytton. Ce va-et-vient constant coûte annuellement 100 000$ à la municipalité en entretien des routes, un montant qui dépasse largement les 12 000$ que la province lui fournit pour la réfection d'une route à double vocation.

La circulation des camions serait particulièrement dangereuse pour les citoyens. «Ça fait au moins une dizaine d'accidents qui viennent d'arriver cette année, dont un jeune enfant qui a failli se faire écraser par un camion. La population n'entend plus à rire, déplore Ward O'Connor. Et tout ça ne rapporte rien à la municipalité, parce que les camions font seulement passer.»

Mercredi soir, le maire Fortin n'a été en mesure de retourner les appels du Droit.

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