Changement de comportements sur la route

Les comportements de la majorité des conducteurs ont changé « considérablement... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Les comportements de la majorité des conducteurs ont changé « considérablement » depuis l'apparition des radars photo à Gatineau. Jamais ils n'ont autant levé le pied sur la route. C'est du moins l'avis de la propriétaire de l'école de conduite Janet ConduiPro, Janet Laurin, en affaires depuis le milieu des années 70.

« C'est efficace, car quand les gens les aperçoivent, ils ralentissement tout de suite, c'est devenu une habitude. Oui, il y en a qui se font prendre, mais beaucoup d'entre eux sont téméraires. Je suis 100 % en accord avec ce projet-là depuis qu'il a été implanté », lance-t-elle d'emblée. La dame, qui passe plusieurs heures par jour derrière le volant, qualifie carrément de révolutionnaires les radars photo en fonction depuis neuf mois, précisant que jamais une autre méthode n'a été aussi dissuasive envers les automobilistes au pied pesant. « Les publicités, par exemple, tu les vois ou les entends, mais elles n'ont pas de conséquences directes. Mais là, oui, on parle d'une influence sur le portefeuille, le permis de conduire et la hausse du coût de celui-ci l'année suivante. C'est de loin le meilleur moyen. [...] Je circule souvent aux mêmes endroits et j'ai remarqué un ralentissement considérable de la circulation », poursuit Mme Laurin.

L'instructrice de conduite automobile et de motocyclette affirme du même coup avoir observé un changement de comportement chez ses élèves, qui surveillent davantage l'odomètre. « Ils ont le réflexe de ralentir eux-mêmes, alors qu'avant, je devais souvent les avertir. Ça se développe dès l'apprentissage », indique-t-elle. 

Si elle ne connaît pas d'emplacements où les radars photo devraient être retirés, elle espère toutefois que d'autres seront ajoutés à certains endroits problématiques dans le futur. Le tronçon du boulevard St-René Est compris entre les boulevards Labrosse et Lorrain est l'un des exemples cités par Mme Laurin. 

Elle rappelle à ceux qui qualifient les radars photo de « trappes à tickets » que la limite de vitesse exigée dans un secteur donné dépend d'une foule de facteurs, dont les piétons et les cyclistes.

« Il ne faut pas l'oublier : la distance de freinage dépend de la vitesse à laquelle on roule. À 10 km/h de plus, c'est peut-être la distance que tu aurais eu besoin pour éviter de heurter un enfant qui a traversé la rue. Quand je veux sensibiliser les gens droit au coeur, c'est ce que je leur répète », conclut-elle. 

La SAAQ rappelle d'ailleurs que si vous roulez à 50 km/h et que vous apercevez un piéton à 32 mètres de distance de votre véhicule, la distance de freinage sera de 31 mètres, alors que si vous filez à 60 km/h, celle-ci sera de 41 mètres, si bien que cet excès de vitesse, aussi minime puisse-t-il paraître, peut faire la différence entre la vie et la mort.

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